Scientific MOOCs follower. Author of Airpocalypse, a techno-medical thriller (Out Summer 2017)


Welcome to the digital era of biology (and to this modest blog I started in early 2005).

To cure many diseases, like cancer or cystic fibrosis, we will need to target genes (mutations, for ex.), not organs! I am convinced that the future of replacement medicine (organ transplant) is genomics (the science of the human genome). In 10 years we will be replacing (modifying) genes; not organs!


Anticipating the $100 genome era and the P4™ medicine revolution. P4 Medicine (Predictive, Personalized, Preventive, & Participatory): Catalyzing a Revolution from Reactive to Proactive Medicine.


I am an early adopter of scientific MOOCs. I've earned myself four MIT digital diplomas: 7.00x, 7.28x1, 7.28.x2 and 7QBWx. Instructor of 7.00x: Eric Lander PhD.

Upcoming books: Airpocalypse, a medical thriller (action taking place in Beijing) 2017; Jesus CRISPR Superstar, a sci-fi -- French title: La Passion du CRISPR (2018).

I love Genomics. Would you rather donate your data, or... your vital organs? Imagine all the people sharing their data...

Audio files on this blog are Windows files ; if you have a Mac, you might want to use VLC (http://www.videolan.org) to read them.

Concernant les fichiers son ou audio (audio files) sur ce blog : ce sont des fichiers Windows ; pour les lire sur Mac, il faut les ouvrir avec VLC (http://www.videolan.org).


Salon de la Mort : vivre & mourir, Paris, 8-10/04/2011

Le Salon de la Mort, Vivre & Mourir ouvre ses portes au Carrousel du Louvre à 17h00 aujourd'hui, pour la visite Presse. Pour le grand public, il sera ouvert de vendredi 10h00 à dimanche 18h00 ... Détail des horaires : vendredi 8 et samedi 9 avril de 10h à 19h30 ; dimanche 10 avril de 10h à 18h ...

Découvrez ici le programme très spécial de ce Salon de la Mort qui constitue une véritable première du genre : conférences, exposants, programme culturel, animation sur les stands ...

L'avant-mort, la mort, l'après-mort : ce salon entend faire tomber les tabous sur la fin de vie ... Ambitieux ... La Camarde dans tous ses états, médicaux, juridiques, culturels et philosophiques ...

La e-Mort : 2day4ever, E-mylife, Funéraire direct (pompes funèbres existant uniquement sur internet), Iquietis (le comparateur de prix) ...

Pour garantir la déontologie du salon, des hommes et des femmes de la société civile concernés par le sujet seront rassemblés ...

Question aux organisateurs de ce salon : différentes associations niçoises, monégasques - et même de Roquebrune Cap-Martin, petite ville jouxtant Monaco, m'ont écrit, suite au Post précédent, pour me demander si ce Salon comptait se rendre dans leur région ... Il s'agit du Lion's Club, de l'Association des Anciens Combattants, de l'Association Franco-Britannique, du Rotary Club ...

Salon de la Mort et don d'organes : la fédération pour le don d'organes, France ADOT, sera présente sur le salon pour y faire la promotion du don d'organes dit "post-mortem". J'y serai aussi, pour INFORMER : quelle fin de vie pour le (potentiel) donneur d'organes ?

Je vous invite à me retrouver sur ce salon qui n'a pas fini de faire parler de lui, afin de vous présenter mon ouvrage grand public à paraître prochainement, écrit en étroite collaboration avec la prestigieuse Harvard Medical School de Boston, USA  :

"Les effets du don d'organes. Recueil de témoignages et enquête de terrain, mars 2005 - mars 2011"

Cet ouvrage est né de la réflexion suivante : les organes d'un mort peuvent-ils vraiment soigner ? Ne nous présente-t-on pas comme mort un potentiel donneur en fin de vie, et si oui, quelles conséquences ce discours biaisé peut-il avoir sur le travail de deuil des familles confrontées à la question du don d'organes, quelle qu'ait été leur décision ?



Catherine Coste

7 square Ronsard
92 500 Rueil-Malmaison
France
+33 6 28 04 81 15
http://ethictransplantation.blogspot.com/
http://actuagencebiomed.blogspot.com/

Salon de la Mort : vivre & mourir, Paris, 8-10/04/2011

Pourquoi un Salon de la Mort ?

"Un Salon rassemble tous les intervenants d'un secteur ... Il permet des rencontres ... des échanges qui sans lui ne se feraient pas.

Presse et médias qui s'y intéressent amplifieront la vie du salon ...

Ils porteront les messages qu'il veut délivrer ...

Un salon de la Mort permet d'essayer de faire tomber les tabous autour de la mort ...

Il crée un dialogue entre ses exposants ... ses conférenciers et ses visiteurs."

"Parler de la mort pour mieux vivre."

L'Ecole Européenne de Chirurgie (EEC) est partenaire de ce salon : "Chaque année, à l'Institut du Don des Corps, qui est situé à l'Université Paris Descartes (Paris), nous avons 1.500 personnes qui viennent nous voir de leur vivant en disant qu'ils veulent donner leur corps à la science", explique le Pr. Guy Vallancien (voir vidéo), fondateur de l'Ecole Européenne de Chirurgie, Paris. Cette école, qui propose des Master Class pour chirurgiens du monde entier voulant se perfectionner dans les nouvelles technologies (chirurgie mini invasive assistée par ordinateur), est située tout près de l'Institut du Don des Corps : une simple volée d'escaliers sépare cet Institut de l'Ecole des chirurgiens. Donner son corps à la science pour que les chirurgiens d'aujourd'hui puissent perfectionner leur technique, toujours moins invasive. Une belle idée, avec, juste retour des choses, l'EEC qui répond présent pour permettre la réussite d'un salon qui va faire parler de lui ...


Guy Vallancien par Salondelamort

Don d'organes : recherche témoignages désespérément ...

Bonjour,

Je suis psychologue au CHU de Besançon et je prépare actuellement une thèse de recherche sur "les facteurs psychiques impliqués dans la décision du don d'organes" avec l'université de Franche-Comté. Je tente désespérément d'avoir des entretiens avec des familles ayant eu à se prononcer pour ou contre le don d'organes de leur proche. Vu le "tabou" du sujet, l'accessibilité est très difficile. Travaillant sur ce sujet, auriez-vous quelques pistes pour m'aider ou connaissez-vous des personnes susceptibles d'avoir cet entretien ? je me déplace et l'anonymat est bien sûr garanti ainsi qu'un retour sur mon travail lorsque celui-ci sera terminé.

Merci d'avance,

Cordialement

Alycia Aubert

Télésanté et télémédecine : faire émerger les initiatives par le terrain

[Source Image]

Lire cet article sur AgoraVox, journal citoyen en ligne (clic)

Le 31 mars avait lieu la journée télésanté 2011 du CATEL (Club des Acteurs de la Télésanté), au Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Paris ... Québec, Bamako (Mali), où on va introduire le système de la Sécu, France : quelles sont les pratiques en matière de télésanté et de télémédecine ? Saviez-vous qu'il existe une possibilité de télésuivi d'un patient par son cardiologue ? Mais comment financer ces actes de santé ?, se demande le Pr. Jacques Clémenti, cardiologue : "Pour le moment, ces actes de télésuivi et les téléconsultations sont financées par des crédits de recherche. Ce n'est pas la bonne manière de financer ce télésuivi des prothèses (stimulateur cardiaque télécommuniquant). Quand on arrivera à trouver les moyens adéquats pour l'incrémentation du télésuivi, la télémédecine pourra se développer."

Télémédecine, télésanté, quelle est la différence ? Dans les deux cas, il s'agit de santé digitale. L'idée est de combiner l'informatique, les nouvelles technologies, à tous les domaines de la santé, pour tous les âges de la vie. La télémédecine, c'est le point de vue du médecin. On parle aussi de télé-expertise : télé-consultation ou consultation médicale à distance, télé-suivi (en cardiologie par exemple), télé-chirurgie : opération d'un patient à distance, traitement des plaies (e-réseau de cicatrisation des plaies), cancérologie, laboratoire d'anapath virtuel (l'anatomie pathologique est une spécialité médicale technique, humaine et vétérinaire, qui se consacre à l'étude des lésions macroscopiques et microscopiques des tissus pathologiques prélevés sur un sujet vivant ou décédé) ... La télésanté, ou e-santé, c'est le point de vue du patient. Prévention, maintien à domicile, suivi d'une maladie chronique à distance (diabète, hypertension, insuffisance cardiaque ...). Restaurer le patient dans son autonomie, ou garantir cette autonomie, en cas de maladie chronique, de grand âge (problèmes de dépendance), par souci de prévention, tel est l'objectif de la e-santé ...

Pour le moment, en France, il ne semble pas y avoir de financement pérenne pour la télémédecine, ce que le CATEL, le club des acteurs de la télémédecine, appelle la télé-expertise ... Les grandes manoeuvres régionales commencent, avec les ARS - Agences Régionales de la Santé -, mais on sent bien que tout le monde cherche des financements - cela a l'air laborieux ... auprès d'acteurs du marché 1.0 ... alors que l'on pourrait s'attendre à ce que la santé 2.0 cherche des financements auprès d'acteurs 2.0 ... Le financement 2.0, c'est l'initiative. Pas besoin d'une autorité qui décrète qu'on va accorder des crédits permettant de faire ci ou de faire ça. En temps de crise économique, le 2.0, ou open source, c'est une aubaine pour le citoyen acteur de sa santé.

M. Jean-Michel Billaut, fondateur de l'Atelier Numérique BNP, réfléchit donc à la création d'un atelier numérique version santé sur Paris ...

Insuffisance cardiaque, psychiatrie, diabète, cancérologie, traitement des plaies à distance, téléconsultation en neurologie (pour la prévention et le traitement de l'accident vasculaire cérébral), téléradiologie, laboratoire d'anatomie pathologique permettant l'analyse d'un prélèvement biologique, afin de renseigner le chirurgien : l'échantillon prélevé est-il tumoral ? Si oui, ce diagnostic va influencer la suite de l'opération ... Le monde des télé-experts santé 2.0 existe en France, mais il est clairsemé : ce qui se fait dans une région, et qui a prouvé son efficacité tant sur le plan de la qualité des soins que des économies réalisées, peine à s'imposer dans d'autres régions. Un peu comme une spécialité culinaire, qui plaît dans une région, pas dans une autre. Pr. Clémenti (cité plus haut) : "80 pour cent des défibrillateurs implantés à Cleveland, aux USA, sont télésuivis. Le financement de cela est acquis, en Allemagne aussi. Pas en France. Ce n'est pas normal." Il y aurait un problème culturel en France : le partage des données entre les différents spécialistes. Le transversal, dans le monde médical spécialisé, n'est pas passé dans les moeurs. Gros obstacle culturel à l'implantation de la santé 2.0 ou de l'e-santé en France, donc. Or, crise économique oblige, la donne pourrait bien changer ... et le changement de paradigme anoncé il y a plus d'un an avoir lieu ... Un atelier e-santé 2.0, pour quoi faire (1), et pour aller où (2) ? (1) Simplement pour créer du lien, faire émerger toutes les initiatives, leur donner la même place, qu'elles émanent du haut ou du bas de la pyramide. C'est ça, l'open source. (2) On ne sait pas où on va, c'est ça la beauté de la chose, Google a bien commencé dans un garage ... Pour l'atelier e-santé version 2.0, il n'y a pas de plan quinquennal, on voit où ça a mené, cette histoire de plan quinquennal : à la faillite de la Chine et de la Russie communistes. La France serait-elle un pays communiste qui s'ignore ? ... Les Français en ont assez du politique 1.0 et de la santé 1.0, ailleurs est la vraie vie ... Alors allons-y ensemble et on verra bien où ça mène ... C'est ça la stratégie 2.0 ... Pas de promesses gauloises 1.0 qui n'engagent que ceux (les gogos ... les Gaulois) qui les écoutent ...

La téléradiologie marche bien à Barcelone. En Belgique, la télécardiologie est un point fort. La téléophtalmologie, un domaine de la télémédecine, permettant de détecter le diabète, de le prévenir, en photographiant l'oeil du patient, a le vent en poupe dans les pays d'Europe et aux USA, au Canada ...

Gérard Comyn, Vice-Président du CATEL : "En télémédecine, le passage de l'information entre spécialistes (professionnels de la santé) marche bien. Dès que le patient est impliqué, cela devient plus problématique. C'est pour cela qu'en cancérologie, la télémédecine a beaucoup de mal à progresser. Le patient, bien souvent, et en dépit de son souhait, n'est pas informé des consultations pluridisciplinaires (transversales) qui le concernent. Lorsque le patient n'est pas impliqué dans l'acte de télémédecine, il y a moins de problèmes : c'est celui qui passe l'info à un collègue médecin qui est responsable. Les choses sont cadrées." Dès que le patient entre dans la danse, les difficultés commencent ... Comme avec la dématérialisation des dossiers des patients : ce fameux Dossier Médical Personnalisé (DMP) ... Qui ramènera un peu de bon sens dans l'affaire ? La médecine a pour objet le patient, la personne dont on prend soin, et non le médecin. Voici que la télémédecine met en valeur l'expert, au point de rendre la présence du patient problématique ...

Le CATEL ne roule pour personne en particulier, c'est un observatoire de la télémédecine. Son Président, le Dr. Didier Robin, souhaite renforcer la part du médical dans le CATEL. Les acteurs de la santé et du social peineraient à rejoindre le monde des (happy few) télé-experts en France ... Pourtant, sont membres de ce Club des Acteurs de la Télémédecine : une majorité de médecins, des institutions régionales, des laboratoires pharmaceutiques, des acteurs institutionnels, des industries, des facs de médecine ... Où sont les usagers de la santé, ceux qui sont intéressés par le développement de la télé-santé ? Le CATEL compte 700 membres actifs, mais doit sans cesse rappeler que patients et médecins doivent faire un effort pour être là où on a besoin d'eux lorsqu'il s'agit de "développer l'innovation médicale qui ne doit pas rester enfermée chez les technocrates". Le club des télé-experts n'est pas en passe de se populariser ... Le souhaite-t-il ? ... L'institutionnel doit "descendre", le terrain "remonter". Entre les deux, le CATEL, "neutre" comme la Suisse de la Seconde Guerre mondiale ... Ce club hésiterait-il entre le monde d'hier (celui de la santé 1.0) et celui d'aujourd'hui et de demain (celui de la santé 2.0) ? Un observatoire en matière de télémédecine et de télésanté est pourtant nécessaire.

Un peu de télé-politique : une santé 2.0 dans une France 2.0 ?

En France, il n'y a pas (encore) de financement pérenne pour la e-santé, ce que le CATEL, le club des acteurs de la télémédecine, appelle la télé-expertise ...

Le CATEL aborde la e-santé par le haut, en mettant en valeur l'expert ; l'atelier e-santé met en valeur le mode 2.0, l'open source, la démocratisation de la santé, pour une médecine automatisée. Une médecine automatisée ... Voilà qui n'est pas encore passé dans les moeurs. GROS obstacles culturels ... Si vous voyez ce que je veux dire ... (Copyright image CATEL)

L'hôpital public ne répond plus à la demande de santé en France : offre médiocre pour la chirurgie ambulatoire, pour la prise en charge des patients urgents, déserts médicaux, privatisation des salles de dialyse (traitement de l'insuffisance rénale) : l'organisation de l'hôpital public et celle du cabinet du médecin généraliste, voire du spécialiste (les deux alias Docteur-Tout-Seul) - dans le cas d'un médecin spécialiste compter un délai d'attente de 6 mois avant de pouvoir consulter, moyenne nationale pour la France -, sont restées à l'ère du 1.0, là où il faudrait, pour rationaliser les soins et combler le no man's land entre le bac +2 ou +4 de l'infirmière et le bac +12 ou +14 du médecin, de l'anesthésiste ou du chirurgien ... de la médecine 2.0 ...

Médecine automatisée, rentabilité, des gros mots lorsqu'on parle de la santé - celle qui n'a pas de prix mais qui a un coût ?

Télé-expertise ou télémédecine (le point de vue de l'expert) ; e-santé (le point de vue de l'usager de la santé) : les deux modes sont complémentaires, ils travaillent en parallèle mais ne peuvent travailler ensemble, car globalement la télémédecine et le CATEL ont une approche 1.0 là où l'atelier e-santé a une approche 2.0.

L'organisation du système de santé en France est voisine de la catastrophe, personne ne bouge ou presque, ce ne sont pas les ARS (Agence Régionales de Santé) qui vont résoudre le problème : pour ce qui est du ballotage entre financements régionaux et financements nationaux, même combat : y a plus de sous pour l'hôpital public, nada, faute au credit crunch, cette crise financière de 2008 dont l'hôpital public en France fait les frais, faute de mesures adéquates. Il faut croire qu'on a préféré sauver les banques plutôt que les hôpitaux publiques ...

Va-t-on sauver l'hôpital public :

1) en claironnant de plus belle - le ridicule ne tue pas - qu'on a le meilleur système de soins au monde ou presque (politique de l'autruche : liberté, égalité, fraternité et santé à l'hôpital public) ?
2) en cherchant des financements dans le monde 1.0 ?

Et maintenant la question qui tue : l'hôpital public va-t-il obtenir des financements dans le monde 1.0 ou dans celui 2.0 ? Le monde 1.0, c'est celui des conseils régionaux, des ministères, des associations toujours plus nombreuses, chacune avec son Président, des institutions, bref, c'est celui du Chef et de ses équipes qui réfléchissent et décident d'allouer 500, 100.000 ou 1.000.000 EUR pour résoudre un problème lambda ... La pyramide du financement ... En ce moment, pour l'hôpital public et pour les maisons de santé, cela donne plutôt l'impression que la montagne (ou la pyramide) accouche d'une souris. Certes le chantier de la santé est pharaonique en France, car la population vieillit et la santé de l'hôpital public décline ... Mais de là à fonctionner en pyramide pour booster le marché de la e-santé ... Pour les Google, Microsoft, IBM et autres acteurs XXXL du 2.0, les pyramides, c'est de l'histoire ancienne, et pas de la santé 2.0.

Imaginez (ils imaginent) un atelier e-santé travaillant avec les vendeurs de logiciels dans le monde, pour mettre au point la santé 2.0 dans une France 2.0, pour en finir avec le management pyramidal, par le haut, façon : le pouvoir, c'est l'info. Seuls les vendeurs de logiciels ont intérêt à écouter ce discours. Pas les politiques 1.0, ni les mandarins hospitaliers chefs de service 1.0, ceux qui veulent-jamais-qu'on-ferme-leur-service-car-on-va-casser-le-dynamisme-d'une-équipe-tout-ça-pour-restructurer ... Pour sûr : ailleurs, donc dans un service plus compétent et/ou mieux organisé, ils ne seront (peut-être) plus chef de service ... Mais je connais certains chefs de service qui renoncent à cette gloriole, à cette chefferie de service, dans le but d'améliorer l'organisation du système de santé. Ce n'est pas le cas de tous. Beaucoup, chez les personnels de santé, ont démissionné. Cela s'appelle le burn out, maladie professionnelle du monde 1.0. Ils subissent, ils attendent, dans une France (in)hospitalière 1.0, ils ont renoncé à se battre et se contentent de réussir (ou de tâcher de réussir) leur vie privée, comme ces braves citoyens d'Allemagne de l'Est du temps du Mur ... Entre vie privée et vie publique, le Mur 1.0 ...

Un atelier e-santé, soutenu par les vendeurs de logiciels dans le monde, pour mettre le bazar dans le système actuel ... Casser au plus vite ce qui est obsolète, pour pouvoir mieux reconstruire ensuite ...

L'offre de santé pour une France dont les tempes commencent à grisonner passera par la e-santé. On va hospitaliser de moins en moins, et quand on sera hospitalisé, ce sera pour un temps de plus en plus court ... Alors, dites-moi un peu, cher compatriote, co-usager de la santé : n'auriez-vous pas intérêt, pour préserver votre autonomie, prévenir les maladies chroniques, assurer leur suivi si nécessaire, gérer au mieux votre dépendance tout en vous maintenant à domicile lorsque vous serez très âgé, à oeuvrer au développement d'une médecine automatisée, au lieu de cracher dans la soupe ? N'auriez-vous pas intérêt à ce que se développent des répertoires opérationnels des ressources sur toute la France, logiciels permettant d'améliorer la prise en charge de patients urgents ? Grâce à ces logiciels, une ambulance serait orientée vers le bloc opératoire le plus proche, libre (donc accessible, ce qui n'est pas le cas si une opération est en cours), en adéquation avec la pathologie du patient ... au lieu de tourner en rond pendant quelques heures, ce qui entraîne des amputations, états végétatifs, accidents cardiaques ... qui auraient pu être évités si on avait perdu moins de temps ... Actuellement, on fait une tentative pour mettre en place ce fameux répertoire opérationnel des ressources sur l'Ile de France, mais il ne renseigne pas sur le statut des blocs opératoires (libre ou occupé) ... Ce n'est tout simplement pas prévu dans le cahier des charges ... Comme me disait un charmant pompier il y a deux semaines, lors d'une conférence sur les nouvelles technologies à Paris, par les ingénieurs de l'UTC Compiègne : "Il n'y a qu'à voir comment ils gèrent l'occupation des box d'urgences [cabines d'examen individuel] à l'hôpital Cochin [Paris] ! Allez-y voir, et vous m'en reparlerez, de votre répertoire opérationnel des ressources ..." Pour me sauver du coma végétatif, de l'amputation ou autre malheur consécutif à une prise en charge tardive et/ou inadéquate, je préfère miser sur la santé 2.0 que sur celle 1.0 ... Sauf que : IL Y A DU BOULOT ...

Imaginez un atelier e-santé dont les contacts directs seraient Bill Gates, Steve Jobs, les N° 1 et 2 des grandes banques européennes, Laurence Parisot, la patronne du MEDEF, et bien sûr Cisco, Virgin, Google Inc., IBM worldwide, Dassault Systèmes Santé, Microsoft Inc., Orange : tous auraient intérêt à en finir avec le système actuel, sclérosé, pour vendre plus de logiciels e-santé ...

Imaginez une action santé 2.0 qui ne dépendrait ni des politiques 1.0, ni du mandarinat médical ... Faut-il un CATEL ou un atelier e-santé ? Les deux, mon général ...

Voici donc quelques pistes à explorer, pour le CATEL aussi bien que pour l'atelier numérique version santé :

Médical :
http://asthmapolis.com/
http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/anders_ynnerman_visualizing_the_medical_data_explosion.html

Société :
http://www.everyblock.com/
http://mondepute.free.fr/
http://www.google.fr/#hl=fr&q=Hans+rosling+video
http://fr.foursquare.com/

Data journalism:
http://www.internetactu.net/2010/07/09/journaliste-de-donnees-data-as-storytelling
http://www.google.fr/#sclient=psy&num=10&hl=fr&q=data+journalism+définition
http://projects.washingtonpost.com/potus-tracker
http://www.guardian.co.uk/data
http://www.microsoft.com/silverlight/pivotviewer

Imaginez un atelier France 2.0 pour la santé, l'éducation, la justice : dans tous ces domaines on est encore loin d'un fonctionnement en mode 2.0 ... En attendant, on a l'ASIP Santé, institution gouvernementale (Agence des Systèmes d'Informations Partagés de Santé), qui a également son atelier e-santé ...

E-santé et Tech Stars made in China

Le don d'organes 1.0, c'est prendre des bouts d'hommes pour soigner des hommes (Claire Boileau, "Dans le dédale du don d'organes"). Cela en soigne certains, mais en conduit d'autres, plus pauvres, à vendre un rein (le trafic d'organes est mondial, il touche aussi l'Europe), tandis que d'autres voient leur santé décliner dangereusement en attendant le Don d'autrui (ou sacrifice), ce miracle qui va, espère le malade, donner des années à la vie et de la vie aux années, miracle qui ne se réalise pas toujours (contexte de pénurie d'organes à greffer, toxicité des médicaments immunosuppresseurs que doivent prendre les patients greffés à vie) ...

Médecine préventive 2.0 sauce Google Health, médecine de remplacement 2.0, chirurgie mini invasive et non invasive : tout cela est en route, ou dans les tuyaux, comme on voudra. Organes artificiels (coeur et valves cardiaques, rein), imprimantes 3D permettant d'"imprimer" des organes, microturbine pour assister un ventricule défaillant, en lieu et place d'une transplantation cardiaque, cellules souches du sang de cordon ombilical permettant à de la peau ou à des organes de se régénérer, système de chirurgie mini invasive assistée par ordinateur, chirurgie non invasive (dite chirurgie endoluminale), implantation de dispositifs innovants permettant d’enregistrer en continu des signaux bioélectriques provenant de l’organisme (Institut Faire Faces à Amiens) ... Bien entendu, en France, ce n'est pas l'hôpital public qui va pouvoir financer l'ensemble de ces innovations dans le domaine de la santé 2.0, qu'il s'agisse de leur développement ou de leur installation à l'hôpital d'ailleurs. Aller chercher des financements en Californie, dans la Silicon Valley, quand on est un acteur innovant du marché de la e-santé en France ? Oui, mais la crise financière, le fameux "credit crunch", touche aussi les USA ... Et l'Asie ? La Silicon Valley, c'était du temps de la globalisation de l'économie. Voici venir l'ère de la chinisation : les stars de la High Tech qui ne veulent pas, faute de budget, se transformer en Aïe Tech, font leur show à Pékin, chaque année en mai, et ce depuis 2005. La plus grande conférence en Chine réunissant les acteurs de la High Tech a lieu cette année les 26 et 27 mai 2011 à Beijing (Pékin), au Tsinghua Science Park. Voici donc la 7ème édition de CHINICT

 ==> Lire et voir l'interview

700 participants (les places sont très chères, dans tous les sens du terme), 100 journalistes, 2 millions d'internaute suivant la conférence en live ...

L'année dernière, pour la 6ème édition de cette conférence, Jean-Michel Billaut, économiste et ancien conseiller auprès de Jacques Chirac pour les nouvelles technologies, interviewait Frank Nazikian, Français vivant à Pékin depuis 18 ans, grand ordonnateur de ce show :


.. vous rigolez ? elle est DEJA bien réveillée... from Jean Michel Billaut on Vimeo.

Source :
http://billaut.typepad.com/jm/2010/03/connaissezvous-franck-nazikian-quand-la-echine-s%C3%A9veillera-.html

  ==> Plus d'information sur http://www.chinict.org/

Ikigami

Au salon du livre de Paris, le 19/03/2011, près avoir été papoter avec ma copine écrivain qui vit au Japon - Dominique Sylvain, auteure de polars, dont une série : "Les enquêtes de Louise Morvan", je sais pas si vous connaissez mais je vous recommande la lecture de "Baka !" -, objectif manga : "Ikigami : préavis de mort" (manga à très grand succès en France, en 8 volumes pour le moment), pour interviewer l'auteur, une célébrité, sur le don d'organes. Ce sujet est abordé dans le manga, et on sait que le don d'organes ne marche pas très bien au Japon, où la mort encéphalique peine à s'imposer comme critère de décès. J'arrive sur le stand, on me dit : "ma brave dame, il n'y a plus de place tout est complet depuis 10h10 ce matin pour la séance de dédicace" (ah bon le salon a ouvert a 10h00- ah bon ok) - que des jeunes, je suis la seule grand-mère dans la file d'attente mais du coup inutile d'attendre ... Sauf que tout à coup je vois l'auteur du Manga et je lui fait des grands coucous en Japonais, en disant ce qui me passe par la tête (en japonais et en anglais) : je parle un peu japonais, je m'inquiète pour le peuple japonais, j'écris sur le don d'organes chez un éditeur français, je veux vous interviewer sur le don d'organes svp ...
Motoro Mase m'accordera une interview en particulier un autre jour prière de le contacter via son attaché de presse chez son éditeur Kazé manga.

"Sugoi", que je dis (super en japonais) ... Je prends la carte de visite, arigatô Mase San, je m'incline et je me casse ... préparer mon interview ...

De "Morning Glory" à l'Atelier numérique de la santé

L'atelier numérique version santé connaîtra-t-il le happy end du film "Morning Glory" ? Ce n'est pas gagné, voici pourquoi ...
Vue hier soir l'excellente comédie, très enlevée : "Morning Glory". Merci au site internet aufeminin.com pour l'invitation à l'avant-première (projection presse). A la sortie du film, petite interview. On me demande : "Avez-vous trouvé Harrison Ford aussi sexy que d'habitude, dans son rôle de grincheux ?" Ma réponse : "Sexy ? Je ne sais pas. Ce n'était pas Indiana Jones ... Mais son jeu me parle et m'évoque des choses très concrètes. Voyez-vous, je travaille à monter un atelier numérique de la santé qui réunit des chirurgiens français de renomnnée internationale. Et comme chacun sait, ces grands pontes se tirent la bourre ..."

Mon projet d'atelier numérique version santé financé par IBM worldwide va-t-il permettre de faire avancer l'organisation du système de la santé en Europe, ou va-t-il virer au règlement de comptes en live ? Les deux, mon général, c'est ce que je me dis en regardant "Morning Glory". Encore faudrait-il parvenir à réunir tout ce beau monde ... S'ils ne peuvent ou ne veulent s'asseoir autour d'une table, sur le même plateau TV ou dans le même studio radio, peut-être peut-on prétendre faire causer tout ce joli monde à la sauce 2.0 ... Le virtuel a parfois du bon. Quoi qu'il en soit, je vais devoir mener mon monde à la baguette, tout comme la productrice de "Daybreak", Becky Fuller ... Sans quoi la proposition de financement d'IBM worldwide va nous échapper ... Mener des chirurgiens à la baguette ? J'en ai deux dans ma famille, ils ne sont pas des plus simples ni des plus gérables ... Ils ne l'ont jamais été ... Pourtant, je crois en la nécessité de cet atelier numérique version santé pour procéder à une (nécessaire et urgente) refonte de l'organisation du système de la santé. Encore faut-il parvenir à fédérer les talents, permettre à des praticiens de partager les pratiques d'excellence et d'éduquer les patients (démocratiser la santé). Nous avons besoin, plus que jamais, de créer un LIEN entre tous ces spécialistes et acteurs innovants de la santé. Ils sont nombreux. Ils sont seuls. L'atelier e-santé va créer une tribune, fédérer les forces et les talents. Suis-je la seule à y croire ?

Becky Fuller est une jeune productrice qui croit en elle, mais elle est bien la seule. Jeune, jolie, dynamique, Becky est pourtant en pleine traversée du désert professionnelle et sentimentale. Aussi, lorsqu'on propose à cette jeune productrice TV de reprendre "Daybreak", la matinale la moins regardée du pays, elle accepte le défi sans hésiter. Pour booster l'audience, elle décide d'engager Mike Pomeroy (H. Ford), le journaliste de légende de la chaîne. Mais le charisme de Mike n'a d'égal que ses caprices de star, et ses relations sont électriques avec Colleen Peck (Diane Keaton), sa coprésentatrice. Les coups bas hors-plateau s'accompagnent très vite de petites phrases assassines à l'antenne ... Becky parviendra-t-elle à sortir l'émission de l'impasse ?


Morning Glory : bande annonce VF par Paramount_Pictures_France

Monter un atelier e-santé en France, mobilisant deux chirurgiens urologues de prestige, l'un étant médecin député UMP - le Pr. Bernard Debré - et l'autre le fondateur de l'Ecole Européenne de Chirurgie à Paris - le Pr. Guy Vallancien -, c'est me mettre dans la situation de Becky, productrice de "Daybreak" ... Pourtant ces deux éminents spécialistes réfléchissent depuis des années sur l'organisation du système de santé en France, ont fait et font des propositions concrètes, indispensables, fort appréciées des usagers de la santé - peut-être un peu moins de la part des institutions gauloises 1.0 ...  Ajoutons à ce tableau un chirurgien cardiaque, membre senior de l'Académie Nationale de Médecine, qui voit d'un mauvais oeil le peu que son rôle précurseur dans l'obtention de fonds importants pour doter certains hôpitaux français (parmi la trentaine actuellement) d'un système de chirurgie assistée par ordinateur (appelé "robot" par les spécialistes) coûtant plus d'un million deux cent mille Euros l'unité lui a rapporté : il comptait utiliser cette chirurgie mini invasive, permettant de pratiquer des pontages coronariens à coeur battant, sans ouvrir le thorax, pour la chirurgie cardiaque. Or, jusqu'à preuve du contraire, la chirurgie mini invasive bénéficie actuellement à la chirurgie urologique (opérations de la prostate), la chirurgie cardiaque se trouvant reléguée au second plan car le "robot" serait plus doué pour permettre au chirurgien opérant à la console du système de chirurgie assistée par ordinateur de réaliser une prostatectomie radicale qu'un pontage coronarien à coeur battant ... Qui sait si la roue ne va pas tourner ? ...

Hier, M. Jean-Michel Billaut, le fondateur de l'atelier numérique BNP et moi-même avions cette conversation :

Catherine Coste (alias Becky) : Jean-Michel, vous vous demandez peut-être pourquoi les toubibs que je vous ai mentionnés - le Dr Marc Andronikof, à Antoine Béclère, service des urgences, et le Dr Adrian Lobontiu, chirurgien, Endogastric Solutions et Intuitive Surgical Europe - ne sont pas très chauds pour venir répondre à vos questions sur le Billautshow : le Dr Andronikof donne des conférences mensuelles à des séminaristes orthodoxes en région parisienne sur la bioéthique - en russe, sa langue maternelle. Après la publication de son livre "Médecin aux urgences", paru en 2005 aux Editions du Rocher - livre dans lequel il posait un regard critique sur l'éthique des prélèvements d'organes dits "post-mortem" (il n'est pourtant pas le seul, des toubibs chevronnés de la Harvard Medical School à Boston ont fait la même chose entre temps) - il a eu des ennuis professionnels : le devoir de réserve, comprenez-vous ... Du coup, les conférences en russe sur la bioéthique pour les patriarches orthodoxes n'ont pas grand-chose à voir avec le monde de la santé 2.0, ou alors il faut m'expliquer comment. Sûr que cette retraite religieuse lui évite tout ennui professionnel ... Disons que c'est une retraite tout court. Quant au Dr Lobontiu, il ne travaille plus à Intuitive Surgical Europe, celui qui y a pris sa place est débordé, bref plus cela change, plus c'est pareil. En attendant de recruter une équipe, il a la tête sous l'eau ... A Endogastric Solutions, le Dr Lobontiu a développé en Europe (en Belgique d'abord) une méthode de chirurgie non invasive pour opérer le reflux gastro oesophagien par les voies naturelles (chirurgie dite endoluminale). Mais voilà : cette procédure non invasive n'est pas remboursée par la Sécu en France, et il faudra encore attendre au moins 5 ans pour cela (la Sécu, fief des Gaulois 1.0). En France, disent la Haute Autorité de Santé (HAS) et l'Affsaps, on manque de recul pour juger des bienfaits de la méthode ... Pour avoir travaillé en Europe, entre 2000 et 2003, au développement de la chirurgie mini invasive assistée par ordinateur, je connais la persanteur (l'inertie ?) du système français ... La France, l'Europe, c'est bien pour innover, disent les chirurgiens américains. Entendez par là : tester de nouvelles procédures. Ces nouvelles méthodes se développent ensuite aux USA, de manière exponentielle, industrielle, à très grande vitesse, là où elles se développent en France de manière embryonnaire, à très petite vitesse ... Venir faire de la pub ou du buzz pour une procédure chirurgicale non invasive permettant d'opérer le reflux gastro-oesophagien en France ne sert à rien pour le moment : l'opération coûte encore trop cher, c'est le patient qui prend tout en charge puisque la Sécu ne rembourse rien ... Et comme chacun sait, la France n'est pas précisément peuplée de riches patients prêts à prendre en charge tous les frais d'une intervention chirurgicale ... Endogastric Solutions, société américaine pur sucre, le sait et envoie donc le Dr Lobontiu former des équipes dans des pays plus rentables, entendez par là dans des pays où de riches patients seraient susceptibles d'apprécier cette méthode de chirurgie non invasive et d'y avoir recours (Russie, Israel, Emirats) ... Aux USA, cette procédure se développe en ce moment à Miami ...

Jean-Michel Billaut : "Bon ... A défaut d'atelier e-santé et d'interviews d'acteurs de la santé innovants sur le Billautshow ... il nous reste le pinard ... ? Non ?"

Pour obtenir un financement de la part d'IBM worldwide, l'atelier numérique version santé devra montrer que l'union fait la force ...

Santé et connectivité

Des idées à prendre sur le site NEW CITIES FOUNDATION pour la mise en oeuvre de l'atelier numérique de la santé ? Dans l'émission du 12-15 sur BFM Business, ce 28/03/2011, Hedwige Chevrillon interviewait John Rossant, Président de PublicisLive, la filiale de Publicis qui organise la rencontre au sommet des décideurs économiques à Davos, chaque année, au sujet de cette Fondation sur la ville de demain qu'il a créée (écouter).

La connectivité dans les nouvelles villes des pays émergeants : Chine, Inde, Brésil, mais aussi la Corée ... Le développement durable en zone urbaine : des modèles de développement durable qui peuvent consolider une organisation 2.0 de notre système de santé français ? Les schémas de développement durable de l'urbain et de la santé passent par la connectivité ...

  ==> http://www.newcitiesfoundation.org/

Le donneur d'organes est-il mort ? L'impossible débat ...

En France prévaut, pour le don d'organes, le consentement présumé : nous sommes tous présumés consentir au don de nos organes à notre décès. Pour accompagner ce consentement présumé inscrit dans la loi française, la "règle du donneur mort" : le donneur d'organes est mort, le prélèvement d'organes intervient après son décès. Dans les pays à consentement explicite (le consentement au don de ses organes n'est pas implicite, il faut effectuer une démarche administrative afin de se porter volontaire pour le don d'organes), la "règle du donneur mort" est controversée : on incluerait dans la catégorie des morts des patients se trouvant dans un état irréversible. Ce sont ces patients là qui constitueraient, depuis toujours, le pool des donneurs d'organes. Le constat est simple : avec les organes des morts, on ne soignerait pas grand monde ... Ces pays, ce sont les USA, le Canada, les Pays-Bas ... Se pose alors la question : si on prélève les organes vitaux d'un patient se trouvant dans un état irréversible, quid de l'anesthésie du donneur ? En France, le discours public sur le don d'organes dit que le prélèvement des organes "post-mortem" constitue une opération chirurgicale comme une autre. Dans toute opération, le patient est anesthésié.

Or à y regarder de plus près, l'anesthésie du donneur d'organes, en France, n'est pas obligatoire. Elle est simplement conseillée. D'ailleurs, avant les premières lois bioéthiques (1994), en France, il n'y avait pas de budget consacré à l'anesthésie du donneur d'organes au préalable du prélèvement de ses organes vitaux ...

Voici maintenant que le code de déontologie médicale, article 37, "est complété par un 3eme titre, qui prévoit que 'lorsqu’une limitation ou un arrêt de traitement a été décidé, le médecin, même si la souffrance du patient ne peut pas être évaluée du fait de son état cérébral, met en œuvre les traitements, notamment antalgiques et sédatifs ( ... )'.

'Ce n'est pas parce que le patient est en incapacité d'exprimer sa douleur qu'il ne souffre pas. Nous devions prendre en compte la douleur encéphalique, qui n'est pas publique', estime le Dr Piernick Cressard, du Conseil National de l'Ordre des Médecins, qui ajoute que des commentaires pédagogiques accompagneront la nouvelle rédaction de l'article." (Source).

De manière globale, la prise en charge de la douleur des patients laisse encore à désirer. Alors, celle de patients dans le coma ... Voir le témoignage tout récent d'Angèle sur TF1, émission de dimanche soir (27/02/2011, "le 7 à 8") : Angèle est consciente, mais dans un corps inerte : on l'a crue condamnée jusqu'à évoquer, devant elle, sa mort prochaine. Sa "mort encéphalique". Une larme l'a sauvée. De la mort. Du prélèvement d'organes. Cette femme explique l'ignorance du corps médical face au coma. Une personne dans le coma ressent-elle de la douleur ? Oui, répond Angèle. Non, répondent les médecins.
La douleur encéphalique n'est pas publique.

L'émission C dans l'air sur France 5 avec Yves Calvi du 2 mars 2010 apporte quelques précisions intéressantes, sans doute peu connues du grand public. Son titre : "Di-Antalvic : un retrait dans la douleur". Des spécialistes nous expliquent que cet excellent médicament anti-douleur est retiré du marché, car trop populaire chez les candidats au suicide en Grande-Bretagne et en Suède ... Pourtant, il est très utilisé en France, en particulier chez les migraineux ... Tombé dans le domaine public depuis lontemps, le labo pharmaceutique l'ayant mis au point n'est plus intéressé (financièrement s'entend) pour défendre le maintien de ce médicament sur le marché français. Les migraineux devront se trouver un autre anti-douleur ... Mais voici que se trouve soulevée dans l'émission une question majeure, concernant la pratique médicale et l'éthique (ou déontologie médicale) : la France a déjà connu trois plans anti-douleur successifs, avec de gros budgets alloués ... il en faudrait un quatrième car tout n'est pas résolu ... Certes, je me rappelle, pour ma part, avoir subi une fibroscopie sans anesthésie au préalable en 1990. Pour la coloscopie (même année), j'ai dit que je VOULAIS une anesthésie. Depuis, si les choses ont évolué dans le bon sens, quantité de soins douloureux n'en sont pas moins effectués, en particulier sur des patients très jeunes ou très âgés, sans anesthésie au préalable. Et c'est un Yves Calvi totalement ahuri qui entend les propos suivants, tenus par un spécialiste. Il y a 15 ans, nous explique ledit spécialiste, les bébés n'étaient pas anesthésiés, on pensait que ce n'était pas nécessaire car leur système nerveux était immature et ne ressentait pas la douleur. Aujourd'hui, cela nous paraît ... tout simplement inhumain. A l'époque, la douleur encéphalique des bébés n'était pas publique ... Il y a 15 ans, c'était donc normal - tout ce qu'il y a de plus professionnel - de ne pas anesthésier un bébé au préalable d'une intervention chirurgicale ou de soins douloureux ... "Pensez à la quantité d'actes médicaux ou chirurgicaux sans anesthésie au préalable qui nous paraîtront barbares dans 30 ans", dit le spécialiste à un Yves Calvi consterné ... Ledit spécialiste rappelle les trois composantes de toute anesthésie :

1) Un barbiturique hypnotique pour endormir
2) Un curare pour que le chirurgien puisse travailler : c'est un myorelaxant, donc une substance qui permet le relâchement musculaire, l'immobilisation. Mais ce n'est pas un anesthésiant (anti-douleur)
3) Un opioïde (famille des opiacés) pour ne pas ressentir la douleur.

Il y a 15 ans, on se passsait de la troisième composante lors d'une anesthésie en vue d'opérer un bébé ... Aujourd'hui encore, pour prélever les organes d'un "donneur" se trouvant en coma dépassé (la "mort encéphalique" équivaut à un coma dépassé), bien souvent, seule la seconde composante de l'anesthésie est utilisée : le curare. Pour que le mort se tienne tranquille ...

Le donneur d'organes est un patient (et non une chose, un réservoir d'organes) se trouvant dans un état irréversible, c'est l'irréversibilité de son état qui constitue le fondement éthique à ce prélèvement d'organes vitaux, puisque ce patient se trouve dans un tel état que le prélèvement de ses organes vitaux ne constitue plus un préjudice pour lui .... Ce discours, au plus près des réalités (et non de la seule idéologie) du don d'organes, justifie ce geste humain : anesthésier le donneur d'organes. Je repense à la tête d'Yves Calvi dans cette émission et je me dis : c'est pas gagné ...

"Avec votre blog, vous êtes la Irène Frachon du don d'organes !"

Hier et avant-hier, j'étais au salon Documentation qui se tenait au CNIT à Paris- La Défense. Animations 3D dans la presse spécialisée et grand public par la société 4Dconcept : avec un iPhone, un magazine, une application téléchargée sur l'Apple Store, une simple image imprimée sur une page de magazine génère un petit film, comme une pub à la télé, ou plutôt comme un extrait de film au cinéma en 3D. Simple gadget ? Lorsqu'il s'agit d'animer une image de pub dans un magazine grand public, certes. Mais cette technique d'avenir est aussi utilisée dans la presse spécialisée : industrie, domaine juridique, médical ... Merci à M. Yves Mangili pour la démo sur place, au Labo Innovation de la société 4Dconcept !

Le salon était consacré au traitement informatique des archives, de l'information, des documents juridiques et administratifs en entreprise : archiver, structurer, rechercher, partager, diffuser ... Réseaux sociaux en entreprise, intranet, la 3D, applications mobiles ...
Mon projet : rencontrer les stars du salon pour leur faire part du projet de l'atelier numérique version santé. Un atelier qui, bien entendu, incluera la notion d'intelligence économique car, quoi qu'on en dise, la santé a un prix. Les stars du salon :

- Microsoft SharePoint Integration 2010, sur le stand - immense - Village SharePoint Project,
- Dassault Systèmes Santé - voir leur site http://www.3ds.com/fr/solutions/life-sciences/virtual-reality
- IBM

Afin d'établir un cahier des charges pour la mise en place de l'atelier e-santé, je fais le tour des consultants présents sur le salon et des acteurs du marché de l'open source en entreprise. Merci à Messieurs Erwan GUIZIOU, de VOIRIN consultants, et Thomas Choppy, SMILE (Open Source Solutions Entreprises). M. Choppy a animé un atelier afin d'expliquer l'offre de Smile : la réalisation d'espaces collaboratifs et d'une plateforme de gestion des documents courants. Un logiciel en open source pour l'entreprise, en somme. L'open source n'est-elle pas l'avenir de l'édition de logiciels ? M. Choppy ouvre la session en demandant s'il y a des participants qui ne savent pas ce que c'est que l'open source. Sûre de moi, je lève le doigt, en bonne élève que je suis. J'ai bien appris ma leçon : mon mari est architecte réseau et directeur des systèmes d'information (DSI) dans une grande banque européenne depuis plus de 20 ans, s'il y a un thème complexe en informatique d'entreprise, c'est bien l'open source : elle est transversale et exige que tous les acteurs des différents services ou métiers se comprennent pour établir un cahier des charges au plus près des besoins, pour que "ça marche" (ou autre formule magique). Différents métiers doivent apprendre à parler le même langage. Un challenge ... Sauf que ... Je me retrouve la seule à avoir levé le doigt ... Je joue donc la blonde de service (il y a certes très peu de femmes qui participent à cet atelier, mais je ne suis pas blonde). "Merci Madame ! Une personne honnête dans la salle !", me lance M. Choppy. Vous verrez que ce détail a son importance par la suite ...

Merci à Cyril AYMARD, Ingénieur Commercial Santé et Education à Exakis, partenaire de Microsoft.
Les sponsors intéressés par le projet de l'atelier e-santé, qui donnerait une tribune à leurs clients et prospects, sont donc IBM, Microsoft Santé - qui verrait la mise en place du projet par la création d'un espace collaboratif avec Microsoft Sharepoint Integration 2010 - et Dassault Systèmes Santé. "Nous pourrions nous faire financer par les grands labos pharmaceutiques. Mais nous ne le voulons pas", leur ai-je expliqué. J'ai enchaîné sur un exemple bien concret et de taille : le rapport sur la refonte du système du médicament par les Pr. Philippe Even et Bernard Debré (lire), remis au gouvernement la semaine dernière. Le système est à revoir. La désinformation est partout où est à l'oeuvre un financement exclusif par les laboratoires pharmaceutiques, qui écoulent ainsi leurs produits.L'affaire du Mediator est une affaire parmi d'autres. Les grandes revues médicales financées par les labos (type "Le Quotidien du Médecin"), le Vidal, qui constitue pourtant  l'information de référence sur les produits de santé pour la plupart des praticiens de la santé (médecins, pharmaciens, infirmiers) et des patients : autant de sources d'information présentées comme objectives et qui, pour autant, comportent des erreurs et des biais, de la désinformation, tout cela étant induit par le mode de financement de ces sources d'information : les laboratoires pharmaceutiques sont les seuls payeurs. Ils vont donc faire la pub de leur produit, c'est de bonne guerre, pourrait-on dire. Au bout du compte, il y a tout de même la santé d'êtres humains en jeu. De quelle intelligence économique voulons-nous pour le système du médicament en France ? Les Professeurs Even et Debré nous invitent à nous poser la question. Je me la suis donc posée en ce qui concerne le financement de l'atelier numérique version santé et intelligence économique santé ... A tous ces groupes prestigeux que sont IBM, Microsoft, Dassault Systèmes, j'ai donc raconté une petite histoire : qui finance le discours public sur le don d'organes ? Réponse : les grands labos pharmaceutiques qui vendent les médicaments immunosuppresseurs que prennent les greffés, en quantité et à vie. Ce discours est-il objectif ? Réponse : non. On dit que le donneur d'organes est mort. En fait, il se trouve dans un état irréversible qui n'est pas la mort. Les organes d'un mort ne soignent personne. Imaginez la difficulté pour les familles confrontées à ce dilemme : laisser partir au prélèvement d'organes vitaux leur proche se trouvant dans un état jugé irréversible, mais non encore mort. C'est transgressif. Pourtant, le discours public vise à présenter cette transgression comme la norme. Donnez vos organes après votre décès. Je suis un bon citoyen, je trie mes déchets. poubelle bleue, jaune, verte. Normal. Un simple geste citoyen, devenu un réflexe de la forme. Je souhaite donc faire financer l'atelier e-santé par les nouvelles technologies, et non par les laboratoires pharmaceutiques. L'éthique santé m'intéresse tout autant que les TIC * santé ...
* Technologies de l'information et de la communication.

Je puis vous assurer que ce discours a été reçu 5/5. "Avec votre blog sur le don d'organes, vous êtes la Irène Frachon du don d'organes !", m'a dit une responsable marketing au Village SharePoint Project. Une autre responsable Marketing, chez Dassault Systèmes cette fois-ci, m'a expliqué que son père est chirurgien. Il est choqué de voir à quel point le discours public sur le don d'organes est biaisé, justement par les fabricants d'immunosuppresseurs. "Ces médicaments peuvent détruire les reins à petit feu ou donner des cancers, et les greffés rénaux doivent justement en prendre. Du coup, il n'est pas rare qu'ils se retrouvent à nouveau en insuffisance rénale, attendant une nouvelle greffe de rein." La toxicité des immunosuppresseurs, qui "bouffe la vie des patients à petit feu" (dixit le chirurgien en question), on n'en parle absolument pas dans le discours public.

Dans la présentation du projet de l'atelier numérique version santé à nos sponsors nouvelles technologies, nous avions établi un distinguo non négligeable entre la télémédecine (visant à dématérialiser le Dossier Médical du Patient) et la télésanté, ces applications permettant à un patient d'effectuer le suivi d'une maladie chronique, ou de faire de la prévention, sans aller en consultation médicale, en se servant de son iPhone ou autre outil numérique ... Si la télémédecine va à deux à l'heure (il y a le Conseil National de l'Ordre des Médecins derrière ...), la télésanté, elle, explose sur le Net, à Mach 2. L'atelier e-santé va permettre de fédérer les acteurs innovants sur ce marché de la e-santé ou télésanté ... Merci à IBM qui a proposé que cet atelier ne soit pas franco-français, mais prenne d'emblée le virage de la mondialisation. C'est en effet mon voeu le plus cher ...

Rendez-vous très prochainement pour la mise en place de l'atelier numérique version santé ...