The Low-Coste Innovation Blog welcomes YOU


After low-cost airlines (Ryanair, Easyjet ...) comes "low-Coste"... information. Welcome to this modest blog I started in 2005. Some of my readers have recently christened this long-lasting, clumsy attempt at e-writing of mine "THE LOW-COSTE INNOVATION BLOG".

Jean-Michel Billaut, famous French @nthropologist and Net economy geek : "
There are times when I think there are basically two kinds of people in my country ... A '1.0' Top-Management, frantically clinging to and stuck in the past and in (bio)conservatism... and a '2.0' startup ecosystem... building... building slowly... towards the future..."

Catherine Coste, Marketing Assistant, Writer and Story Artist (movies, musicals), a Tim Burton fan (whose films are dealing with death, like this modest Blog - and sometimes we just hate it!), a Wellywood fan (the new Hollywood?)... I come from France (hopefully from that "2.0" part thing) and travel a lot: New-Zealand, Asia (Malaysia, Singapore), UK
...

A death and health geek and travel buff of some kind, I love meeting new faces
. People around me say I'm all about creativity and marketing, new ideas and sustainable everything.

My favorite book for 2013, year of the water snake?
"Damn Good Advice (for people with talent!)" by George Lois. My family lives in Malaysia (plenty of opportunities for me to improve my Mandarin Chinese!), in NY and in Germany (I'm a German native speaker)...

James Cameron
plans to start shooting the Avatar sequels (and prequel) in 2013 in NZ! How fantastic is that??

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Appel à témoignage - Please share your experience - Teilen Sie Ihre Erfahrungen mit ! Don d'organes - Organ Donation - Organspende :


Appel à témoignage : lettre ouverte aux proches confrontés à la question du don d'organes (lire)

Please share your experience : letter to the attention of next-of-kin of donor-eligible individuals (read)

Im Krankenhaus oder in der Klinik wurden Sie nach dem mutmasslichen Willen Ihres Verwandten gefragt : ob er oder sie sich für Organspende ausgesprochen habe. Bitte teilen Sie Ihre Erfahrung mit ! (lesen)

Avertissement :

Merci de ne PAS poster de messages concernant la vente d'un organe et comportant des coordonnées téléphoniques, e-mail, etc. La loi française interdit la vente d'organes.

«Aussi mort que nécessaire, aussi vivant que possible» : Deuxième lettre ouverte aux usagers de la santé

Ce weblog d’information sur l’éthique et les transplantations d’organes est parti d’un constat simple : aujourd’hui, en France, qui sait parmi les usagers de la santé que les donneurs d’organes présentés comme « morts » en France (mort encéphalique, arrêt cardiaque et respiratoire persistant : ces deux états, bien que distincts, permettent tous deux le prélèvement d’organes sur donneur « mort ») ne le sont pas dans d’autres pays ? En effet, au Canada, aux USA, en Grande-Bretagne, la communauté scientifique médicale revendique plus de transparence dans le discours public, et demande à ce que la distinction soit faite entre les deux états cités plus haut, qui permettent les prélèvements d’organes, et l’état de mort, étant bien entendu que la mort encéphalique et l’arrêt cardiaque et respiratoire persistant sont des états qui permettent les prélèvement d’organes, mais que ces états sont distincts de l'état de mort.
Je cite ici un article scientifique paru en juin 2007, qui documente cet état de fait :
"Seeking an ethical and legal way of procuring transplantable organs from the dying without further attempts to redefine human death." In: "Philosophy, Ethics and Humanities in Medicine", June 29/2007, Pages 2-11. Author: Evans DW, MD, Queens' College, Cambridge, UK. (Lire cet article en anglais).

Cet article rappelle que les prélèvements d’organes sur donneurs «morts» ou «décédés» reposent sur un dilemme : il faut que le donneur soit aussi mort que nécessaire aux yeux de la loi (acceptation sociétale d’une telle procédure) et aussi vivant que possible juste avant le prélèvement des organes, faute de quoi les greffons prélevés ne sauraient être viables et aider les patients en attente de greffe.

Les états de mort qui permettent les prélèvements d’organes se fondent sur l’irréversibilité d’un processus : celui de la destruction du cerveau dans le cas de la mort encéphalique, celui de l’arrêt définitif des fonctions cardio-pulmonaires dans le cas des patients «décédés en état d’arrêt cardiaque et respiratoire persistant», ce dernier processus permettant les prélèvements d’organes «à cœur arrêté».

Assimiler l’irréversibilité d’un processus de mort avec l’état de mort pose problème. Cette "faute de méthodologie", qui vise avant tout à ne pas décourager les bonnes volontés (besoins en greffons pour tous les malades en attente de greffe), relève d’une déontologie bien particulière : dans le cas du prélèvement des organes sur patient "décédé" (plus exactement, dont on prévoit le décès), il s'agit pour le médecin de sacrifier l'intérêt du patient donneur, au profit de patients receveurs d'organes. Il s'agit là d'une forme de "déontologie" bien particulière et sujette à caution dans le corps médical. On voit mal comment l'entourage d'un patient qui va être "euthanasié", non dans son propre intérêt, mais dans l'intérêt de patients qui attendent de récupérer ses organes, pourrait bénéficier d'une information "neutre" : la "déontologie" particulière qui est à la base du don d'organes ne permet pas la neutralité de l'information ... On se heurte donc à des contradictions insurmontables : devoir du médecin envers la collectivité, qui va à l'encontre du devoir de ce même médecin envers son patient.

L’article scientifique cité plus haut montre qu’une définition légale de la mort, dans le but de permettre l’activité des prélèvements d’organes sur donneurs "décédés", se heurte à des contradictions insurmontables. De ce fait, ces tentatives d'une définition légale de la mort en vue des prélèvements d'organes devraient être abandonnées. Il y aurait un conflit insurmontable entre la nécessité de laisser passer suffisamment de temps pour que le décès d’un donneur d’organes potentiel puisse être raisonnablement prononcé, et la nécessité de prélever des organes (greffons) viables, ces organes ou greffons devant être prélevés le plus tôt possible. D’où l’adage anglo-saxon exprimant ce dilemme: "as dead as necessary, as alive as possible": le donneur potentiel d’organes, dont on dit qu’il est décédé, doit en fait être aussi mort que nécessaire (aux yeux de la loi) tout en étant aussi vivant que possible (pour que les organes prélevés soient transplantables). Ces mêmes pays proposent de ne plus parler de donneurs morts (s'affranchir de la "règle du donneur mort"), mais de donneurs mourants. Tout en posant la question de savoir si un tel "changement de paradigme" serait accepté au sein de la société (la question de savoir si ce changement rencontrera l'acceptation sociétale : la société permettra-t-elle le prélèvement des organes sur des donneurs mourants ?), ces pays insistent sur les mérites d'une information transparente et honnête sur le don d'organes (ne plus dire que les donneurs sont morts) ...

1 commentaire:

Catherine a dit…

Je cite un extrait du livre intitulé "Les éléments du corps humain, la personne et la médecine", aux Editions de l'Harmattan, 2005. Auteurs : Emmanuelle Grand, Christian Hervé, Grégoire Moutel :
"La nouvelle définition de la mort cérébrale est née en 1968 à la suite du progrès des techniques de réanimation (ventilation artificielle et réanimation cardio-pulmonaire) et du développement des pratiques de transplantation. 'Ce changement de législation a permis de résoudre le double problème que posait, d'une part la surcharge des lits occupés par des patients qui ne retrouveraient plus la conscience et, d'autre part, la demande croissante d'organes pour la transplantation. La définition de mort cérébrale permet d'annuler les obstacles auparavant légaux de deux pratiques désormais très courantes en fin de vie : la greffe d'organes et l'arrêt des soins', écrit David Rodriguez-Arias."
La loi Léonetti de 2005 (La Loi N° 2005-370 du 22 avril 2005, dite "loi Léonetti", "relative aux droits des malades et à la fin de vie") prévoit l'arrêt des soins. Mais elle n'inclut pas la pratique des prélèvements d'organes sur donneurs "décédés" dans les pratiques médicales de fin de vie qu'elle mentionne.