Google invites geneticists to upload DNA data to cloud for research http://t.co/DU7BdrcJEN
— Jean Michel Billaut (@Billaut) March 23, 2014
Scientific MOOCs follower. Author of Airpocalypse, a techno-medical thriller (Out Summer 2017)
Welcome to the digital era of biology (and to this modest blog I started in early 2005).
To cure many diseases, like cancer or cystic fibrosis, we will need to target genes (mutations, for ex.), not organs! I am convinced that the future of replacement medicine (organ transplant) is genomics (the science of the human genome). In 10 years we will be replacing (modifying) genes; not organs!
Anticipating the $100 genome era and the P4™ medicine revolution. P4 Medicine (Predictive, Personalized, Preventive, & Participatory): Catalyzing a Revolution from Reactive to Proactive Medicine.
I am an early adopter of scientific MOOCs. I've earned myself four MIT digital diplomas: 7.00x, 7.28x1, 7.28.x2 and 7QBWx. Instructor of 7.00x: Eric Lander PhD.
Upcoming books: Airpocalypse, a medical thriller (action taking place in Beijing) 2017; Jesus CRISPR Superstar, a sci-fi -- French title: La Passion du CRISPR (2018).
I love Genomics. Would you rather donate your data, or... your vital organs? Imagine all the people sharing their data...
Audio files on this blog are Windows files ; if you have a Mac, you might want to use VLC (http://www.videolan.org) to read them.
Concernant les fichiers son ou audio (audio files) sur ce blog : ce sont des fichiers Windows ; pour les lire sur Mac, il faut les ouvrir avec VLC (http://www.videolan.org).
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Affichage des articles dont le libellé est GOOGLE HEALTH. Afficher tous les articles
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Google invites geneticists to upload DNA data to cloud for research
2014 Google Science Fair, students can submit ideas (due May 12)
Let the young science fan know about this! 2014 Google Science Fair, students can submit ideas (due May 12) http://t.co/fZUS9kIvke
— I Am Biotech (@IAmBiotech) February 17, 2014
2014 Google Science Fair, students (12-18) can submit ideas (due May 12) http://t.co/4ybyVW3SBd via @IAmBiotech. @jackandraka = their coach?
— CATHERINE COSTE (@cathcoste) February 18, 2014
25 Tools to Publish an eBook
25 Tools to Publish an eBook http://t.co/NFjfkd0CLp
— Jean Michel Billaut (@Billaut) September 26, 2013
Wrist-bound health products: Google, Samsung, (Apple?): here comes the smartwatch
Obvious #DigitalHealth potential: Google acquires smartwatch maker WIMM Labs http://t.co/cbDa7EOLPN HT @youngjhmb #mHealth #Wearables
— Paul Sonnier (@Paul_Sonnier) August 31, 2013
"Nous sommes tous des Tunisiens"
"Ich bin ein Berliner" (en allemand, "Je suis un Berlinois") est une citation célèbre du discours du président américain John F. Kennedy lors de sa visite à Berlin-Ouest le 26 juin 1963, quinze ans après le blocus de Berlin. "Cette phrase avait pour but de montrer le soutien des États-Unis aux habitants de l'Allemagne de l'Ouest, et notamment aux Berlinois. Berlin-Ouest était en effet enclavée dans les territoires communistes de la RDA et à l'époque, le mur de Berlin séparait la ville en deux depuis presque deux ans. Ce discours est considéré comme l'un des meilleurs de Kennedy, et comme un moment fort de la guerre froide. Ce fut un grand soutien moral pour les Berlinois de l'Ouest, qui vivaient dans une enclave en Allemagne de l'Est et craignant une possible occupation de la part de cette dernière.
Depuis le balcon de la mairie de Schöneberg (Rathaus Schöneberg), qui était alors le siège de la municipalité ouest-Berlinoise située de plus en secteur d'occupation américain, Kennedy lance :
'Il y a 2 000 ans, la phrase la plus glorieuse était civis romanus sum (Je suis citoyen romain). Aujourd'hui, dans le monde de la liberté, la phrase la plus glorieuse est Ich bin ein Berliner... Tous les hommes libres, quel que soit l'endroit où ils vivent, sont des citoyens de Berlin, et, en tant qu'homme libre, je suis fier des mots : Ich bin ein Berliner !" (Source)
Parce qu'un Berlinois, c'est aussi ceci : un beignet à la confiture de prunes ... Imaginez les habitants de Berlin Ouest écoutant le discours de Kennedy en pleine Guerre Froide : n'y avait-il pas matière à se demander si le Président des Etats-Unis allait leur offrir son soutien, ou, tout simplement, des prunes ? Il me semble (simple hallucination) contempler le cadeau offert par la ministre des Affaires étrangères aux Tunisiens ... "I am a jelly donut", dit la ministre des Affaires étrangères à la Tunisie ; Barack dit à Moubarak : "I am NOT a jelly donut" ...
Simple hallucination. La France, pays de la révolution et des droits de l'homme, a bien entendu soutenu le peuple tunisien dans ses récentes tentatives de renverser un gouvernement antidémocratique. On se rappelle notre ministre des Affaires étrangères, à l'Assemblée Nationale, déclarant devant la représentation nationale : "Nous sommes tous des Tunisiens", ce qui provoqua un tonnerre d'applaudissements des députés de droite et de gauche. Quittant la tribune, toujours sous les applaudissements, revenue sur son banc, la ministre tweete aussitôt ce message d'espoir et de soutien pour la Tunisie, pays amoureux de la langue française, mais aussi pour tous les autres peuples qui luttent pour la démocratie. Comme c'est bon pour le peuple Tunisien de se sentenir soutenu par la France, pays des droits de l'homme ... La France est là où elle doit être : derrière la Tunisie. C'est ce qu'on peut lire dans l'Edito du magazine l'Informaticien (février 2011). On y lit aussi que notre secrétaire d'État au numérique, notre ministre de l'Enseignement supérieur propose pour la France un business plan proche de celui de Facebook, de Google : "Je sais, nous avons pris du retard, mais à présent nous allons de l'avant, l'internet à très haut débit grâce à la fibre optique, c'est pour demain, nous nous y mettons dès aujourd'hui, c'est pour cela qu'il nous faut en France des entreprises sur le modèle de Google : pour financer cet ambitieux projet." Si l'internet à très haut débit était disponible pour tous, les grandes banques européennes n'auraient plus qu'à fermer leurs guichets, ces agences de proximité situées dans chaque quartier, dans chaque village : conseillers financiers, clients venant effectuer des retraits, des virements, etc. On passe à la banque comme on va chez le boucher ou chez le boulanger. En fait, ma banque, c'est Boursorama. Pas de guichet. Pendant ce temps, toujours dans l'Edito de L'Informaticien, "le Parlement poursuit des débats passionnés autour de la loi Création et Internet. Dans ce pays qui a inventé le Droit d'auteur, on met la dernière main à la version 2.0 de cette loi dans l'une des deux chambres. Les compromis sont difficiles entre toutes les parties, mais - c'est le plus important - la représentation nationale a depuis longtemps compris qu'il était impossible de vider l'océan avec un verre et les choses numériques ont désormais la taille d'un océan. Le commerce, la culture, le politique : la civilisation de l'Internet bouleverse tout. Au Gouvernement, le ministre en charge du Numérique planche sur la civilisation de l'Internet ..."
La suite de l'édito est impitoyable : tout cela n'est que rêve, "la réalité est beaucoup plus tragique" : on manque de visionnaires en France.
Ce Post a été inspiré par la lecture de l'Edito de l'Informaticien N°88, février 2011, auteur : Stéphane Larcher.
Copyright : L'Informaticien
Créer un Atelier Numérique de la santé - ou atelier e-santé - dans ce contexte déprimant, une folie ? Est-ce si difficile de créer un site internet dédié où on peut streamer des vidéos, ce qui permet d'interviewer des acteurs innovants où qu'ils se trouvent ? "Rien de plus simple", répond Jean-Michel Billaut, fondateur de l'Atelier Numérique BNP. Si vous écoutez BFM, la radio de l'éco, l'Atelier Numérique, vous connaissez. Cette émission passe chaque semaine sur BFM. Il faut dire que M. Billaut, streamer des vidéos sur son site internet après chaque interview, il sait faire : voir son Billautshow ... Aujourd'hui, il nous donne sa recette, plus quelques conseils aux acteurs de l'économie interviewés, ou sur le point de l'être, pour le Billautshow :
"Pour faire une bonne visio : Un ordinateur récent avec webcam intégrée (si possible), un accès internet correct (avec un lag à moins de 50 ms si possible, évitez le wifi - plutôt un câble ethernet sur la box surtout si plusieurs personnes utilisent le hotspot wifi), prendre un compte Skype avec un pseudo qui est votre nom ou qui le rappelle (mon fichier de friends Skype est plein de pseudos bizarres - je ne sais plus qui est derrière), pour la visio évitez le contrejour, éclairez le visage avec une lampe de bureau qui a du punch. Regardez la webcam. Skype est actuellement le système le plus simple (et gratuit) pour une visio ET son enregistrement (j'utilise call recorder sur Mac - remarquable). Pour apprécier votre débit avant une visio, personnellement j'utilise speedtest.net sur le noeud le plus proche de l'interviewé (voir la carte des noeuds de Speedtest). Vous pourriez aussi mettre en arrière-plan (derrière vous) une affiche, une pub sur votre entreprise ... Ce n'est pas interdit (le CSA pour l'instant n'inspecte pas le e-Billautshow). D'autres plateformes que Skype arrivent. Mais elles pêchent encore sur l'enregistrement des sessions. Bref, à nouveaux usages, nouvelles façons de travailler. Votre bureau ou votre salon comme un studio de e-télé." (Source)
Depuis le balcon de la mairie de Schöneberg (Rathaus Schöneberg), qui était alors le siège de la municipalité ouest-Berlinoise située de plus en secteur d'occupation américain, Kennedy lance :
'Il y a 2 000 ans, la phrase la plus glorieuse était civis romanus sum (Je suis citoyen romain). Aujourd'hui, dans le monde de la liberté, la phrase la plus glorieuse est Ich bin ein Berliner... Tous les hommes libres, quel que soit l'endroit où ils vivent, sont des citoyens de Berlin, et, en tant qu'homme libre, je suis fier des mots : Ich bin ein Berliner !" (Source)
Parce qu'un Berlinois, c'est aussi ceci : un beignet à la confiture de prunes ... Imaginez les habitants de Berlin Ouest écoutant le discours de Kennedy en pleine Guerre Froide : n'y avait-il pas matière à se demander si le Président des Etats-Unis allait leur offrir son soutien, ou, tout simplement, des prunes ? Il me semble (simple hallucination) contempler le cadeau offert par la ministre des Affaires étrangères aux Tunisiens ... "I am a jelly donut", dit la ministre des Affaires étrangères à la Tunisie ; Barack dit à Moubarak : "I am NOT a jelly donut" ...Simple hallucination. La France, pays de la révolution et des droits de l'homme, a bien entendu soutenu le peuple tunisien dans ses récentes tentatives de renverser un gouvernement antidémocratique. On se rappelle notre ministre des Affaires étrangères, à l'Assemblée Nationale, déclarant devant la représentation nationale : "Nous sommes tous des Tunisiens", ce qui provoqua un tonnerre d'applaudissements des députés de droite et de gauche. Quittant la tribune, toujours sous les applaudissements, revenue sur son banc, la ministre tweete aussitôt ce message d'espoir et de soutien pour la Tunisie, pays amoureux de la langue française, mais aussi pour tous les autres peuples qui luttent pour la démocratie. Comme c'est bon pour le peuple Tunisien de se sentenir soutenu par la France, pays des droits de l'homme ... La France est là où elle doit être : derrière la Tunisie. C'est ce qu'on peut lire dans l'Edito du magazine l'Informaticien (février 2011). On y lit aussi que notre secrétaire d'État au numérique, notre ministre de l'Enseignement supérieur propose pour la France un business plan proche de celui de Facebook, de Google : "Je sais, nous avons pris du retard, mais à présent nous allons de l'avant, l'internet à très haut débit grâce à la fibre optique, c'est pour demain, nous nous y mettons dès aujourd'hui, c'est pour cela qu'il nous faut en France des entreprises sur le modèle de Google : pour financer cet ambitieux projet." Si l'internet à très haut débit était disponible pour tous, les grandes banques européennes n'auraient plus qu'à fermer leurs guichets, ces agences de proximité situées dans chaque quartier, dans chaque village : conseillers financiers, clients venant effectuer des retraits, des virements, etc. On passe à la banque comme on va chez le boucher ou chez le boulanger. En fait, ma banque, c'est Boursorama. Pas de guichet. Pendant ce temps, toujours dans l'Edito de L'Informaticien, "le Parlement poursuit des débats passionnés autour de la loi Création et Internet. Dans ce pays qui a inventé le Droit d'auteur, on met la dernière main à la version 2.0 de cette loi dans l'une des deux chambres. Les compromis sont difficiles entre toutes les parties, mais - c'est le plus important - la représentation nationale a depuis longtemps compris qu'il était impossible de vider l'océan avec un verre et les choses numériques ont désormais la taille d'un océan. Le commerce, la culture, le politique : la civilisation de l'Internet bouleverse tout. Au Gouvernement, le ministre en charge du Numérique planche sur la civilisation de l'Internet ..."
La suite de l'édito est impitoyable : tout cela n'est que rêve, "la réalité est beaucoup plus tragique" : on manque de visionnaires en France.
Ce Post a été inspiré par la lecture de l'Edito de l'Informaticien N°88, février 2011, auteur : Stéphane Larcher.
Copyright : L'Informaticien
Créer un Atelier Numérique de la santé - ou atelier e-santé - dans ce contexte déprimant, une folie ? Est-ce si difficile de créer un site internet dédié où on peut streamer des vidéos, ce qui permet d'interviewer des acteurs innovants où qu'ils se trouvent ? "Rien de plus simple", répond Jean-Michel Billaut, fondateur de l'Atelier Numérique BNP. Si vous écoutez BFM, la radio de l'éco, l'Atelier Numérique, vous connaissez. Cette émission passe chaque semaine sur BFM. Il faut dire que M. Billaut, streamer des vidéos sur son site internet après chaque interview, il sait faire : voir son Billautshow ... Aujourd'hui, il nous donne sa recette, plus quelques conseils aux acteurs de l'économie interviewés, ou sur le point de l'être, pour le Billautshow :
"Pour faire une bonne visio : Un ordinateur récent avec webcam intégrée (si possible), un accès internet correct (avec un lag à moins de 50 ms si possible, évitez le wifi - plutôt un câble ethernet sur la box surtout si plusieurs personnes utilisent le hotspot wifi), prendre un compte Skype avec un pseudo qui est votre nom ou qui le rappelle (mon fichier de friends Skype est plein de pseudos bizarres - je ne sais plus qui est derrière), pour la visio évitez le contrejour, éclairez le visage avec une lampe de bureau qui a du punch. Regardez la webcam. Skype est actuellement le système le plus simple (et gratuit) pour une visio ET son enregistrement (j'utilise call recorder sur Mac - remarquable). Pour apprécier votre débit avant une visio, personnellement j'utilise speedtest.net sur le noeud le plus proche de l'interviewé (voir la carte des noeuds de Speedtest). Vous pourriez aussi mettre en arrière-plan (derrière vous) une affiche, une pub sur votre entreprise ... Ce n'est pas interdit (le CSA pour l'instant n'inspecte pas le e-Billautshow). D'autres plateformes que Skype arrivent. Mais elles pêchent encore sur l'enregistrement des sessions. Bref, à nouveaux usages, nouvelles façons de travailler. Votre bureau ou votre salon comme un studio de e-télé." (Source)
Démocratiser la santé, une mission pour l'Atelier e-santé ? ... Stéphane Larcher, le rédac'chef de L'Informaticien, a raison : Nous sommes tous des Tunisiens ...
Le 3.0 sera la convergence entre le numérique et le génomique
Connaissez-vous Ray Kurzweil ? C'est l'un des plus grands génies scientifiques de notre temps. Il est décrit comme un "impitoyable génie" par le Wall Street Journal et comme une "machine à penser" par Forbes. Selon ses calculs, la fin de la civilisation telle que nous la connaissons se produira dans 35 ans.
"Nous approchons le moment où les ordinateurs vont devenir non seulement intelligents, mais bien plus intelligents que nous les humains. Quand cela se produira, l'humanité - nos corps, nos esprits, notre civilisation - en sera totalement et pour toujours transformée. Ce n'est pas de la science-fiction. Le très sérieux magazine The Time consacre un très long article à cette transformation radicale à venir et à cette thèse connue sous le nom de singularité. Le mot singularité lui-même a été emprunté à l'astrophysique. Il décrit un point dans l'espace-temps - par exemple dans un trou noir - où les règles de la physique ordinaire ne s'appliquent plus. Cette théorie de la singularité appliquée à l'espèce humaine qui va transcender son corps et son esprit est portée par quelqu'un considéré comme un des plus grands génies scientifiques de notre temps, Ray Kurzweil." (Source)
"Je pense que l'ère du web 3.0 sera caractérisée par la convergence entre le numérique et le génomique", m'écrivait Jean-Michel Billaut ce matin.
L'ère du web 3.0 ? Peut-être bien, un jour ... On peine déjà à instaurer celle du 2.0 ... Partager l'info, alors que l'info, c'est le pouvoir ... Une chose est certaine : les distingués membres du comité consultatif national d'éthique (CCNE) - les Experts es bioéthique du gouvernement, détestent (redoutent ?) ce "transhumanisme" façon cyborg.
Demain, je télécharge la dernière version de mon esprit sur le net ?
Un symbole du transhumanisme.
Ecrire un roman sur l'affrontement entre humanistes et transhumanistes ("cyborg") ... Mais il me semble qu'il y a déjà eu un précurseur, et de taille, sur le sujet : le Professeur Bernard Debré, avec son livre paru au Cherche-Midi en 2005 : "La Revanche du serpent ou la fin de l'homo sapiens" (lire le résumé de cet ouvrage). Bernard Debré retrace l'évolution de la médecine et de la science : à chaque étape décisive ou presque, elles se sont heurtées à un conservatisme (souvent religieux, souvent catholique) entravant leur évolution : héliocentrisme (Copernic, Galilée), pas très bien vu à l'époque (bûcher), contre géocentrisme, une théorie fausse mais arrangeant bien les Cathos : tout tourne autour de la terre, car l'Homme créé par Dieu est au centre de tout (justement parce qu'il a été créé par Dieu). La conception humaniste des Cathos ne laissait pas de place pour la théorie de l'héliocentrisme. Citons également les premières dissections sur cadavre (déjà qu'un médecin n'avait pas le droit de palper le corps du malade, encore moins s'il s'agissait d'une femme ...), les premières transplantations d'organes : regardez la photo officielle où figure le Pr. Christian Cabrol, pionnier de la greffe cardiaque en Europe : au lieu d'être transporté de joie par son exploit scientifique, il tire la tronche. Normal, il vient de se faire remonter les bretelles sévère : déjà qu'il a mené cette transplantation (prélèvement et greffe) en l'absence du Patron (le chef de service hospitalier), en plus, la circulaire Jeanneney, du nom du ministre de la santé de l'époque (au fait, ce ministre Gaulliste est décédé en septembre 2010), qui définit la mort encéphalique comme étant la mort (et non plus l'arrêt cardio-circulatoire, définition millénaire de la mort), vient de paraître depuis quelques jours seulement - trois ou quatre jours, tout au plus. Pour une fois, on est même en avance sur les USA : la Harvard Medical School n'a pas encore défini la mort comme étant la mort encéphalique sur le plan légal, il faudra encore attendre quelques mois ... Bref, on trouve que Christian Cabrol aurait pu attendre encore un peu, comment un tel acte pourra-t-il recontrer l'acceptation sociétale, etc. C'est précisément ce que font les pionniers : ils n'attendent pas ... Citons aussi Pasteur, avec son vaccin contre la rage : la première fois qu'il le teste sur un patient atteint de la rage et condamné à en mourir, il est persuadé qu'il va tuer le patient avant même que la morsure du chien enragé ne le conduise à la tombe, par une simple injection du vaccin ... C'est la mère du garçon qui insiste, envers et contre tous ... On connaît la suite ... Une transgression moins connue, que raconte Bernard Debré dans son livre, est celle du franchissement de la barrière des espèces (le cheval qui mange du cheval, l'homme qui mange de l'homme). Saviez-vous que les batailles napoléoniennes nous ont légué en héritage de sympathiques maladies, telles que la "Vache Folle", la "Tremblante du mouton", "Creutzfeldt-Jakob" ? Bel exemple de transhumanisme ... Le nombre d'hommes et de chevaux tués sur les champs de bataille anglais représentait une masse de cadavres tout à fait inédite dans l'histoire de l'humanité. Il a bien fallu s'en débarrasser, de ces restes napoléoniens peu glorieux (au fait, ma prof de chinois m'a expliqué que les Chinois raffolent de Napoléon. Il est grand et petit à la fois.) Hommes et chevaux ont été incinérés, par la suite les chevaux ont été nourris avec le produit de cette incinération ou avec du fourrage contaminé par cette incinération. C'est ainsi que le cheval mangea du cheval, et même de l'homme. Ces maladies dues à une dégénérescence du système nerveux central sont donc made in UK, du moins à l'origine ...
Pas étonnant que le transhumanisme (un franchissement de la barrière des espèces) n'ait pas bonne presse auprès des toubibs ... Mais continuons notre exploration de ce livre visionnaire du Pr. Debré : actuellement, depuis 1968 en Europe mais surtout depuis le début des années 80, avec les médicaments immunosuppresseurs, on prend des bouts d'homme pour soigner l'homme (la médecine de remplacement ou médecine de transplantation). Pour justifier cet acte médical qui pourrait lui aussi apparaître comme un franchissement (toujours transgressif, ou heurtant le conservatisme) de la barrière des espèces, on dit que le donneur est mort. Il se trouve en état de mort encéphalique. mais qu'est-ce que la mort encéphalique au juste ? Est-ce vraiment la mort ? "En est-on si sûrs ?", demande le Pr. Debré dans son livre. Pas vraiment, en fait, puisqu'il s'agit plutôt d'un état de coma dépassé que d'un état de mort. Mais cet état permet de prélever des organes à des fins de transplantation. Le Pr. Debré sait de quoi il parle : il y a fort longtemps, il a dû faire le choix, en tant que jeune médecin, d'autoriser le prélèvement des organes de sa belle-soeur se trouvant en état de mort encéphalique. Un choix courageux. Si quelqu'un connaît (a vécu) les réalités (peu réjouissantes) des effets du "don", c'est bien le Pr. Debré. Alors, interroge-t-il dans son livre, faut-il continuer à interdire comme on le fait la recherche sur l'embryon qui permettrait pourtant de trouver des alternatives à la transplantation d'organes ... On crie au scandale éthique ... Mais il existe bien des embryons surnuméraires, qui ne font pas (ou plus) l'objet de projet parental ... Cette semaine, le vote des députés a eu lieu pour légiférer sur les questions de bioéthique et de biomédecine : embryons, transplantations, assistance médicale à la procréation, diagnostic pré-implantatoire pour éviter les maladies graves avant la naissance en opérant une sélection dans l'embryon ou les embryons que l'on va implanter dans l'utérus maternel ... Il a été décidé de limiter le nombre d'embryons disponibles pour la recherche : "(...) [L]a limitation à 3 du nombre d’ovocytes fécondés, proposée en commission, a été supprimée au profit de la mention : 'Le nombre est limité à ce qui est strictement nécessaire à la réussite de l’assistance médicale à la procréation, compte tenu du procédé mis en œuvre.'" (Source) Quand au cordon ombilical et au placenta, on connaît peu leur potentiel thérapeutique, puisque cela fait trente ans que les recherches sont entravées, au profit des greffes de moelle osseuse, qui certes ont leur utilité, mais sont vouées à être remplacées par les greffes de sang de cordon, nous dit le Professeur Eliane Gluckman, spécialiste de la moelle osseuse et pionnière de la greffe de sang de cordon. Entre les lignes, on comprend que cela aurait déjà du être le cas depuis longtemps. Près de 30 ans, pour être exact. Mais voilà, les "bébés du double espoir" ou encore les greffes de moelle osseuse (contraignantes) sont bien là pour témoigner à quel point la France est en retard pour le développement des banques de sang de cordon sur son territoire ... Dire que ces ressources thérapeutiques reconnues aujourd'hui (grâce à la nouvelle version des lois bioéthique) étaient méconnues hier : jetés à la poubelle après chaque accouchement, le cordon ombilical et le placenta ! Le livre du Pr. Debré est un vibrant plaidoyer en faveur de la recherche sur les cellules souches. A partir des embryons surnuméraires, à partir du cordon ombilical, du sang placentaire et du sang de cordon. La réponse au douloureux problème de pénurie d'organes à greffer passera par la recherche sur les cellules souches, la régénération des organes, et non par la seule transplantation d'organes, nous dit le Pr. Debré. A-t-il été entendu ? J'ai quelques doutes sur la question ...
La médecine 1.0 et celle 2.0 a été celle des plantes, feuilles, écorces d'arbres et autres ressources présentes dans la nature, que l'on se mit à concentrer artificiellement afin d'en augmenter les pouvoirs médicaux, grâce à la biologie, la chimie. C'est l'ère des laboratoires pharmaceutiques à l'heure du Médicament devant soigner le Plus Grand Nombre (ou Norme). Pourquoi parler au passé ? C'est qu'aujourd'hui, les labos pharmaceutiques peinent à innover, à trouver de nouvelles molécules, provenant de nouvelles ressources naturelles. La nature peine à fournir de nouveaux médicaments ...
On se tourne alors vers la génétique, une médecine à l'échelle de l'individu et non plus de la masse. Avec la génétique, on est encore dans l'ère du 2.0. Aujourd'hui on sait séquencer un génome, mais la chose coûte encore fort cher. En 2035, on pourra le faire pour moins de 100 USD, dixit les laboratoires de génétique de l'ère 2.0, par exemple 23 and me, c'est aussi ce qu'on lit sur Google Health : aujourd'hui, on cherche à partager ses informations génétiques, pour pouvoir mieux les décoder demain, car aujourd'hui, pour être franc, on ne sait pas encore très bien faire, ce qui n'empêche pas certains labos 2.0 de vendre ce (trop) peu à prix d'or. Mais l'open source 2.0 va permettre à ce savoir de se développer, on passera ainsi de la génétique à la génomique, après 2035 ... La génétique, pour la prévention de maladies chroniques telles que le diabète, l'insuffisance rénale ...
Donc en 2045 - 2046 pour être précis - l'intelligentissime Ray Kurzweil (que je surnomme fort irrespectueusement AI Ray) nous dit que nous serons non seulement à l'ère du génomique et non plus de la génétique (il faut espérer que généthique et génomique seront compatibles), mais qu'en plus nous aurons quitté l'ère du web 2.0 ... Tout un programme ... "Le 3.0 sera la convergence entre le numérique et le génomique", dixit AI Billaut ...
Il se pourrait, n'est-ce pas, qu'ils aient raison, AI Ray et AI Billaut ? Alors, pour me réconforter, je songe que certains grands experts du web 2.0 de ma connaissance font preuve de plus d'humanisme (valeurs de l'homme, défense des valeurs humanistes) que ces "champions [autoproclamés] de l'humanisme" qu'il m'arriva de démasquer comme d'authentiques Tartufes 1.0 ...
"Nous approchons le moment où les ordinateurs vont devenir non seulement intelligents, mais bien plus intelligents que nous les humains. Quand cela se produira, l'humanité - nos corps, nos esprits, notre civilisation - en sera totalement et pour toujours transformée. Ce n'est pas de la science-fiction. Le très sérieux magazine The Time consacre un très long article à cette transformation radicale à venir et à cette thèse connue sous le nom de singularité. Le mot singularité lui-même a été emprunté à l'astrophysique. Il décrit un point dans l'espace-temps - par exemple dans un trou noir - où les règles de la physique ordinaire ne s'appliquent plus. Cette théorie de la singularité appliquée à l'espèce humaine qui va transcender son corps et son esprit est portée par quelqu'un considéré comme un des plus grands génies scientifiques de notre temps, Ray Kurzweil." (Source)
"Je pense que l'ère du web 3.0 sera caractérisée par la convergence entre le numérique et le génomique", m'écrivait Jean-Michel Billaut ce matin.
L'ère du web 3.0 ? Peut-être bien, un jour ... On peine déjà à instaurer celle du 2.0 ... Partager l'info, alors que l'info, c'est le pouvoir ... Une chose est certaine : les distingués membres du comité consultatif national d'éthique (CCNE) - les Experts es bioéthique du gouvernement, détestent (redoutent ?) ce "transhumanisme" façon cyborg.
Demain, je télécharge la dernière version de mon esprit sur le net ?
Un symbole du transhumanisme.
Ecrire un roman sur l'affrontement entre humanistes et transhumanistes ("cyborg") ... Mais il me semble qu'il y a déjà eu un précurseur, et de taille, sur le sujet : le Professeur Bernard Debré, avec son livre paru au Cherche-Midi en 2005 : "La Revanche du serpent ou la fin de l'homo sapiens" (lire le résumé de cet ouvrage). Bernard Debré retrace l'évolution de la médecine et de la science : à chaque étape décisive ou presque, elles se sont heurtées à un conservatisme (souvent religieux, souvent catholique) entravant leur évolution : héliocentrisme (Copernic, Galilée), pas très bien vu à l'époque (bûcher), contre géocentrisme, une théorie fausse mais arrangeant bien les Cathos : tout tourne autour de la terre, car l'Homme créé par Dieu est au centre de tout (justement parce qu'il a été créé par Dieu). La conception humaniste des Cathos ne laissait pas de place pour la théorie de l'héliocentrisme. Citons également les premières dissections sur cadavre (déjà qu'un médecin n'avait pas le droit de palper le corps du malade, encore moins s'il s'agissait d'une femme ...), les premières transplantations d'organes : regardez la photo officielle où figure le Pr. Christian Cabrol, pionnier de la greffe cardiaque en Europe : au lieu d'être transporté de joie par son exploit scientifique, il tire la tronche. Normal, il vient de se faire remonter les bretelles sévère : déjà qu'il a mené cette transplantation (prélèvement et greffe) en l'absence du Patron (le chef de service hospitalier), en plus, la circulaire Jeanneney, du nom du ministre de la santé de l'époque (au fait, ce ministre Gaulliste est décédé en septembre 2010), qui définit la mort encéphalique comme étant la mort (et non plus l'arrêt cardio-circulatoire, définition millénaire de la mort), vient de paraître depuis quelques jours seulement - trois ou quatre jours, tout au plus. Pour une fois, on est même en avance sur les USA : la Harvard Medical School n'a pas encore défini la mort comme étant la mort encéphalique sur le plan légal, il faudra encore attendre quelques mois ... Bref, on trouve que Christian Cabrol aurait pu attendre encore un peu, comment un tel acte pourra-t-il recontrer l'acceptation sociétale, etc. C'est précisément ce que font les pionniers : ils n'attendent pas ... Citons aussi Pasteur, avec son vaccin contre la rage : la première fois qu'il le teste sur un patient atteint de la rage et condamné à en mourir, il est persuadé qu'il va tuer le patient avant même que la morsure du chien enragé ne le conduise à la tombe, par une simple injection du vaccin ... C'est la mère du garçon qui insiste, envers et contre tous ... On connaît la suite ... Une transgression moins connue, que raconte Bernard Debré dans son livre, est celle du franchissement de la barrière des espèces (le cheval qui mange du cheval, l'homme qui mange de l'homme). Saviez-vous que les batailles napoléoniennes nous ont légué en héritage de sympathiques maladies, telles que la "Vache Folle", la "Tremblante du mouton", "Creutzfeldt-Jakob" ? Bel exemple de transhumanisme ... Le nombre d'hommes et de chevaux tués sur les champs de bataille anglais représentait une masse de cadavres tout à fait inédite dans l'histoire de l'humanité. Il a bien fallu s'en débarrasser, de ces restes napoléoniens peu glorieux (au fait, ma prof de chinois m'a expliqué que les Chinois raffolent de Napoléon. Il est grand et petit à la fois.) Hommes et chevaux ont été incinérés, par la suite les chevaux ont été nourris avec le produit de cette incinération ou avec du fourrage contaminé par cette incinération. C'est ainsi que le cheval mangea du cheval, et même de l'homme. Ces maladies dues à une dégénérescence du système nerveux central sont donc made in UK, du moins à l'origine ...
Pas étonnant que le transhumanisme (un franchissement de la barrière des espèces) n'ait pas bonne presse auprès des toubibs ... Mais continuons notre exploration de ce livre visionnaire du Pr. Debré : actuellement, depuis 1968 en Europe mais surtout depuis le début des années 80, avec les médicaments immunosuppresseurs, on prend des bouts d'homme pour soigner l'homme (la médecine de remplacement ou médecine de transplantation). Pour justifier cet acte médical qui pourrait lui aussi apparaître comme un franchissement (toujours transgressif, ou heurtant le conservatisme) de la barrière des espèces, on dit que le donneur est mort. Il se trouve en état de mort encéphalique. mais qu'est-ce que la mort encéphalique au juste ? Est-ce vraiment la mort ? "En est-on si sûrs ?", demande le Pr. Debré dans son livre. Pas vraiment, en fait, puisqu'il s'agit plutôt d'un état de coma dépassé que d'un état de mort. Mais cet état permet de prélever des organes à des fins de transplantation. Le Pr. Debré sait de quoi il parle : il y a fort longtemps, il a dû faire le choix, en tant que jeune médecin, d'autoriser le prélèvement des organes de sa belle-soeur se trouvant en état de mort encéphalique. Un choix courageux. Si quelqu'un connaît (a vécu) les réalités (peu réjouissantes) des effets du "don", c'est bien le Pr. Debré. Alors, interroge-t-il dans son livre, faut-il continuer à interdire comme on le fait la recherche sur l'embryon qui permettrait pourtant de trouver des alternatives à la transplantation d'organes ... On crie au scandale éthique ... Mais il existe bien des embryons surnuméraires, qui ne font pas (ou plus) l'objet de projet parental ... Cette semaine, le vote des députés a eu lieu pour légiférer sur les questions de bioéthique et de biomédecine : embryons, transplantations, assistance médicale à la procréation, diagnostic pré-implantatoire pour éviter les maladies graves avant la naissance en opérant une sélection dans l'embryon ou les embryons que l'on va implanter dans l'utérus maternel ... Il a été décidé de limiter le nombre d'embryons disponibles pour la recherche : "(...) [L]a limitation à 3 du nombre d’ovocytes fécondés, proposée en commission, a été supprimée au profit de la mention : 'Le nombre est limité à ce qui est strictement nécessaire à la réussite de l’assistance médicale à la procréation, compte tenu du procédé mis en œuvre.'" (Source) Quand au cordon ombilical et au placenta, on connaît peu leur potentiel thérapeutique, puisque cela fait trente ans que les recherches sont entravées, au profit des greffes de moelle osseuse, qui certes ont leur utilité, mais sont vouées à être remplacées par les greffes de sang de cordon, nous dit le Professeur Eliane Gluckman, spécialiste de la moelle osseuse et pionnière de la greffe de sang de cordon. Entre les lignes, on comprend que cela aurait déjà du être le cas depuis longtemps. Près de 30 ans, pour être exact. Mais voilà, les "bébés du double espoir" ou encore les greffes de moelle osseuse (contraignantes) sont bien là pour témoigner à quel point la France est en retard pour le développement des banques de sang de cordon sur son territoire ... Dire que ces ressources thérapeutiques reconnues aujourd'hui (grâce à la nouvelle version des lois bioéthique) étaient méconnues hier : jetés à la poubelle après chaque accouchement, le cordon ombilical et le placenta ! Le livre du Pr. Debré est un vibrant plaidoyer en faveur de la recherche sur les cellules souches. A partir des embryons surnuméraires, à partir du cordon ombilical, du sang placentaire et du sang de cordon. La réponse au douloureux problème de pénurie d'organes à greffer passera par la recherche sur les cellules souches, la régénération des organes, et non par la seule transplantation d'organes, nous dit le Pr. Debré. A-t-il été entendu ? J'ai quelques doutes sur la question ...
La médecine 1.0 et celle 2.0 a été celle des plantes, feuilles, écorces d'arbres et autres ressources présentes dans la nature, que l'on se mit à concentrer artificiellement afin d'en augmenter les pouvoirs médicaux, grâce à la biologie, la chimie. C'est l'ère des laboratoires pharmaceutiques à l'heure du Médicament devant soigner le Plus Grand Nombre (ou Norme). Pourquoi parler au passé ? C'est qu'aujourd'hui, les labos pharmaceutiques peinent à innover, à trouver de nouvelles molécules, provenant de nouvelles ressources naturelles. La nature peine à fournir de nouveaux médicaments ...
On se tourne alors vers la génétique, une médecine à l'échelle de l'individu et non plus de la masse. Avec la génétique, on est encore dans l'ère du 2.0. Aujourd'hui on sait séquencer un génome, mais la chose coûte encore fort cher. En 2035, on pourra le faire pour moins de 100 USD, dixit les laboratoires de génétique de l'ère 2.0, par exemple 23 and me, c'est aussi ce qu'on lit sur Google Health : aujourd'hui, on cherche à partager ses informations génétiques, pour pouvoir mieux les décoder demain, car aujourd'hui, pour être franc, on ne sait pas encore très bien faire, ce qui n'empêche pas certains labos 2.0 de vendre ce (trop) peu à prix d'or. Mais l'open source 2.0 va permettre à ce savoir de se développer, on passera ainsi de la génétique à la génomique, après 2035 ... La génétique, pour la prévention de maladies chroniques telles que le diabète, l'insuffisance rénale ...
Donc en 2045 - 2046 pour être précis - l'intelligentissime Ray Kurzweil (que je surnomme fort irrespectueusement AI Ray) nous dit que nous serons non seulement à l'ère du génomique et non plus de la génétique (il faut espérer que généthique et génomique seront compatibles), mais qu'en plus nous aurons quitté l'ère du web 2.0 ... Tout un programme ... "Le 3.0 sera la convergence entre le numérique et le génomique", dixit AI Billaut ...
Il se pourrait, n'est-ce pas, qu'ils aient raison, AI Ray et AI Billaut ? Alors, pour me réconforter, je songe que certains grands experts du web 2.0 de ma connaissance font preuve de plus d'humanisme (valeurs de l'homme, défense des valeurs humanistes) que ces "champions [autoproclamés] de l'humanisme" qu'il m'arriva de démasquer comme d'authentiques Tartufes 1.0 ...
"Télémédecine : les grandes manoeuvres commencent..."
==> Lire cette chronique bioéthique sur AgoraVox, journal citoyen en ligne.
Les enjeux de la télémédecine sont des enjeux de santé publique. Exemple d'enjeu de santé publique : la prévention de l'hypertension, du diabète, de l'insuffisance rénale. Les trois facteurs sont liés. En effet, une hypertension conjuguée à du diabète provoque une souffrance des reins, qui peut conduire à une insuffisance rénale sévère, laquelle arrive sans crier gare et conduit ainsi nombre des 15.000 patients en attente de greffe (liste nationale des patients en attente de greffe en France) à se retrouver en attente de rein, sans avoir compris ce qui leur arrive ou presque ... Comment prévenir l'insuffisance rénale ? Comment éviter une dialyse qui coûte cher à la Sécu et qui est très contraignante pour le patient ? Et si la prévention de ces maladies chroniques passait par la télémédecine ? Où en est-elle en France ? Jean-Michel Billaut, spécialiste des technologies numériques, s'est penché sur la question. Elu Personnalité numérique 2010 par l'Acsel (Association de l'économie numérique : http://www.associationeconomienumerique.fr/), fondateur de l'Atelier Numérique BNP Paribas, ancien conseiller Internet auprès de Jacques Chirac (il paraît que cela n'a pas été de la tarte ou piece of cake, comme disent les Anglo-Saxons. A quand vos "Contes de l'Internet" sous format livre papier et/ou 2.0, M'sieur Billaut ?), les difficultés des grandes entreprises à innover, il connaît. Plus d'une grande banque en France n'a pas cru à Apple, ou à Microsoft dès le départ. C'est ce que M. Billaut raconte en de croustillantes anecdotes (lire). Mon mari est cadre dans une grande banque européenne. M. Billaut est un père spirituel pour lui. Les "Contes de l'Internet" de M. Billaut lui ont rappelé une anecdote identique : jeune ingénieur diplômé de l'Université de Technologie (UTC) de Compiègne, mon mari se fait embaucher par un grand groupe bancaire européen. Quelques mois plus tard, un de ses patrons lui dit : "Il y a un type qui vient des USA pour parler d'un concept nouveau, Windows. Bon, sans doute un gadget sans grand intérêt, on a autre chose à faire de plus sérieux, mais si tu veux assister à la réunion, vas-y, ça ne mange pas de pain ..." C'est ainsi que mon mari s'est retrouvé assis à une table de réunion avec une petite dizaine de personnes, dont ... Bill Gates. Les petites structures font preuve de créativité, elles inventent, tandis que les grandes structures reprennent ces inventions et les consolident : c'est l'innovation qui se fait au sein des grands groupes. La télémédecine en France en est-elle au stade de la créativité ou de l'innovation ? Plus concrètement, qu'est-ce que la télémédecine et que permet-elle de réaliser aujourd'hui ?
Boston LifeLabs TeleHealth est une société américaine basée à Boston. Olivier de la Bastide (un Français) en est le CTO (Chief Technology Officer) et Laurent Nicolas (un autre Français) le responsable des ventes en France. Ils sont interviewés par Jean-Michel Billaut :
"Qu'est ce que la télésanté pour Boston Life Labs ? Simple : suivre les paramètres vitaux d'un patient chez lui... Boston Life Labs a mis au point un hub (qui ressemble à un disque), hub bourré de technologies, et d'une carte SIM. C'est donc comme un téléphone mobile. Il est accompagné de différents matériels (des "devices") : un thermomètre sans fil, un tensiomètre sans fil, un pèse-personne médical sans fil, un oxymètre sans fil, un glucomètre sans fil... Nos amis nous présentent tout ce matériel devant leur webcam... A terme, Boston Life Labs commercialisera une douzaine d'appareils dédiés à la télésanté, pouvant mesurer 15 signes vitaux ..."
Boston Life Labs : vers une e-santé de masse ? from Jean Michel Billaut on Vimeo.
Commentaires et réactions de M. Billaut :
Télésanté, télémédecine est-ce la même chose ?
1/ Le Gouvernement Français, après avoir pris son temps (puisque cela date de M. Douste-Blazy), a mis sur pied le concept de DMP (Dossier Médical Personnalisé)... Le médecin et son patient, chacun avec sa carte Vitale, décident de créer le dossier électronique qui va contenir les données du patient, données récoltées par le ou lesdits médecins. Le tout sur une plateforme gérée par notre aimable Administration ... Je me demande si ce DMP va être compatible avec le flux de données remontées sur le HealthTunes de Boston Life Labs... Y aura-t-il une connexion entre les deux ?
2/ Si j'ai tout compris, la e-santé va être l'affaire des internautes (alors que la télé-médecine serait plutôt l'affaire du corps médical ?) Google Health, Microsoft Vault Health, Patientlikeme, Doctissimo, etc... Comment tout cela va s'articuler avec le DMP Gouvernemental ?
3/ Il y a déjà une bonne dizaine de startups aux USA qui démarrent la commercialisation de devices sans fil de e-santé... Mais en Wifi, non en Bluetooth. Pour utiliser le Wifi, il faut une connexion Internet. Il n'y a que 70% des Français qui ont une connexion IP. Ces foyers disposent donc probablement de Wifi avec leur box dans leur logis. Les 30% restants sont probablement les gens les plus âgés, donc les plus malades (?). Et eux n'ont que la technologie téléphone. D'où l'idée de Boston Life Labs : utiliser le Bluetooth. Mais à terme comment cela va-t-il évoluer entre le Bluetooth et le Wifi ?
4/ Dans le cas de Boston Life Labs, c'est le patient qui décide de s'équiper et qui donne l'accord à son médecin pour consulter son flux de données de santé... Ou alors c'est le médecin qui incite le patient à s'équiper chez lui... Mais là aussi comment cela va-t-il s'articuler avec HealthTunes ? Le médecin acceptera-t-il que le son patient loge ses données de santé chez HealthTunes ? Voilà qui ne va pas plaire à l'intelligentsia médicale de notre pays ...
5/ Les appareils de Boston Life Labs ou similaires seront-ils remboursés par notre Sécurité Sociale ? Sinon ne va-t-on pas vers une médecine de prévention à deux vitesses ?
6/ Nos amis de Boston Life Labs précisent que leur plateforme est pour les patients. Donc pour des gens déjà malades... Mais ne pourrait-on pas aussi utiliser tout cela pour les bien-portants ? Un système non intrusif qui enregsitre automatiquement au jour le jour les données correspondantes au signaux de santé des gens ? Si oui, ce type de prévention serait-il de nature à réduire les coûts de la santé en France ?
7/ J'adore le lapin de notre ami Rafi... et autres trucs m2m... [Pionnier de l'Internet en France et créateur du lapin Nabaztag : Rafi Haladjian. Il a récemment été beaucoup question de ce lapin plus fun qu'utile dans l'émission L'Atelier Numérique sur BFM, la radio de l'économie. Or il semblerait que ce lapin ait fait long feu, Ndlr.] Mais ne serait-il pas plus utile pour l'ensemble des Français de créer une industrie du m2m de santé ? Xavier Niel ne pourrait-il pas intégrer la tripaille du hub de Boston Life Labs dans sa box Revolution 2.0 ? Notre population vieillit... A terme il n'y aura pas assez de Français valides pour s'occuper des 3ème et 4ème âges... Il serait peut-être judicieux de créer des m2m de santé 2.0 ? Que font nos dinosaures Thalès, Dassault, et autres Safran ? Car le marché est Kolossal...
8/ M. Sarkozy a réformé notre système de retraite en quelques mois... Je le mets au défi de réformer notre système de santé dans le même temps... Car si j'en crois quelques observateurs dignes de foi (les professeurs Philippe Even, Bernard Debré dont j'ai lu les livres un peu explosifs...), notre bazar de santé aurait bien besoin d'un bon coup de peinture. Et d'un bon ravalement en profondeur. De plus, avec mon amputation, j'ai pu observer de près ledit bazar. Des médicaments qui ne servent à rien, voire qui font mourir, des professionnels qui travaillent en silo et refont plusieurs fois les mêmes analyses, des bigs pharma qui offrent des cadeaux aux médecins pour les inciter à recommander telle ou telle mixture, des officines de pharmacie, pas en reste, qui camouflent une partie de leur chiffre d'affaires grâce à des logiciels dits permissifs, des Commissions diverses et variées dans tous les coins, des économistes de santé qui rabâchent les mêmes choses depuis..., des Hautes Autorités exotiques dont les éminents membres n'ont jamais vu le moignon d'un amputé fémoral, un Conseil National de l'Ethique qui interdit aux Français de faire l'analyse de leur génome, blablabla...
9/ Il y aurait encore beaucoup de choses à dire... A force de dire que nous avons le meilleur système de santé du Monde, la meilleure Administration du Monde, les meilleurs chercheurs, ...on ne voit pas pourquoi on améliorerait ces choses, vu qu'on est les meilleurs : au top.
Un système de santé 2.0 en France ? Je n'y crois pas beaucoup, sauf si les internautes prennent leur destin en main... Mais dans ce cas, le risque d'un Hadopi de Santé ne serait pas à exclure ...
Merci à M. Billaut pour cet article magistral. (Source) Article fondateur de l'Atelier Numérique Santé ? ...
Les enjeux de la télémédecine sont des enjeux de santé publique. Exemple d'enjeu de santé publique : la prévention de l'hypertension, du diabète, de l'insuffisance rénale. Les trois facteurs sont liés. En effet, une hypertension conjuguée à du diabète provoque une souffrance des reins, qui peut conduire à une insuffisance rénale sévère, laquelle arrive sans crier gare et conduit ainsi nombre des 15.000 patients en attente de greffe (liste nationale des patients en attente de greffe en France) à se retrouver en attente de rein, sans avoir compris ce qui leur arrive ou presque ... Comment prévenir l'insuffisance rénale ? Comment éviter une dialyse qui coûte cher à la Sécu et qui est très contraignante pour le patient ? Et si la prévention de ces maladies chroniques passait par la télémédecine ? Où en est-elle en France ? Jean-Michel Billaut, spécialiste des technologies numériques, s'est penché sur la question. Elu Personnalité numérique 2010 par l'Acsel (Association de l'économie numérique : http://www.associationeconomienumerique.fr/), fondateur de l'Atelier Numérique BNP Paribas, ancien conseiller Internet auprès de Jacques Chirac (il paraît que cela n'a pas été de la tarte ou piece of cake, comme disent les Anglo-Saxons. A quand vos "Contes de l'Internet" sous format livre papier et/ou 2.0, M'sieur Billaut ?), les difficultés des grandes entreprises à innover, il connaît. Plus d'une grande banque en France n'a pas cru à Apple, ou à Microsoft dès le départ. C'est ce que M. Billaut raconte en de croustillantes anecdotes (lire). Mon mari est cadre dans une grande banque européenne. M. Billaut est un père spirituel pour lui. Les "Contes de l'Internet" de M. Billaut lui ont rappelé une anecdote identique : jeune ingénieur diplômé de l'Université de Technologie (UTC) de Compiègne, mon mari se fait embaucher par un grand groupe bancaire européen. Quelques mois plus tard, un de ses patrons lui dit : "Il y a un type qui vient des USA pour parler d'un concept nouveau, Windows. Bon, sans doute un gadget sans grand intérêt, on a autre chose à faire de plus sérieux, mais si tu veux assister à la réunion, vas-y, ça ne mange pas de pain ..." C'est ainsi que mon mari s'est retrouvé assis à une table de réunion avec une petite dizaine de personnes, dont ... Bill Gates. Les petites structures font preuve de créativité, elles inventent, tandis que les grandes structures reprennent ces inventions et les consolident : c'est l'innovation qui se fait au sein des grands groupes. La télémédecine en France en est-elle au stade de la créativité ou de l'innovation ? Plus concrètement, qu'est-ce que la télémédecine et que permet-elle de réaliser aujourd'hui ?
Boston LifeLabs TeleHealth est une société américaine basée à Boston. Olivier de la Bastide (un Français) en est le CTO (Chief Technology Officer) et Laurent Nicolas (un autre Français) le responsable des ventes en France. Ils sont interviewés par Jean-Michel Billaut :
"Qu'est ce que la télésanté pour Boston Life Labs ? Simple : suivre les paramètres vitaux d'un patient chez lui... Boston Life Labs a mis au point un hub (qui ressemble à un disque), hub bourré de technologies, et d'une carte SIM. C'est donc comme un téléphone mobile. Il est accompagné de différents matériels (des "devices") : un thermomètre sans fil, un tensiomètre sans fil, un pèse-personne médical sans fil, un oxymètre sans fil, un glucomètre sans fil... Nos amis nous présentent tout ce matériel devant leur webcam... A terme, Boston Life Labs commercialisera une douzaine d'appareils dédiés à la télésanté, pouvant mesurer 15 signes vitaux ..."
Boston Life Labs : vers une e-santé de masse ? from Jean Michel Billaut on Vimeo.
Commentaires et réactions de M. Billaut :
Télésanté, télémédecine est-ce la même chose ?
1/ Le Gouvernement Français, après avoir pris son temps (puisque cela date de M. Douste-Blazy), a mis sur pied le concept de DMP (Dossier Médical Personnalisé)... Le médecin et son patient, chacun avec sa carte Vitale, décident de créer le dossier électronique qui va contenir les données du patient, données récoltées par le ou lesdits médecins. Le tout sur une plateforme gérée par notre aimable Administration ... Je me demande si ce DMP va être compatible avec le flux de données remontées sur le HealthTunes de Boston Life Labs... Y aura-t-il une connexion entre les deux ?
2/ Si j'ai tout compris, la e-santé va être l'affaire des internautes (alors que la télé-médecine serait plutôt l'affaire du corps médical ?) Google Health, Microsoft Vault Health, Patientlikeme, Doctissimo, etc... Comment tout cela va s'articuler avec le DMP Gouvernemental ?
3/ Il y a déjà une bonne dizaine de startups aux USA qui démarrent la commercialisation de devices sans fil de e-santé... Mais en Wifi, non en Bluetooth. Pour utiliser le Wifi, il faut une connexion Internet. Il n'y a que 70% des Français qui ont une connexion IP. Ces foyers disposent donc probablement de Wifi avec leur box dans leur logis. Les 30% restants sont probablement les gens les plus âgés, donc les plus malades (?). Et eux n'ont que la technologie téléphone. D'où l'idée de Boston Life Labs : utiliser le Bluetooth. Mais à terme comment cela va-t-il évoluer entre le Bluetooth et le Wifi ?
4/ Dans le cas de Boston Life Labs, c'est le patient qui décide de s'équiper et qui donne l'accord à son médecin pour consulter son flux de données de santé... Ou alors c'est le médecin qui incite le patient à s'équiper chez lui... Mais là aussi comment cela va-t-il s'articuler avec HealthTunes ? Le médecin acceptera-t-il que le son patient loge ses données de santé chez HealthTunes ? Voilà qui ne va pas plaire à l'intelligentsia médicale de notre pays ...
5/ Les appareils de Boston Life Labs ou similaires seront-ils remboursés par notre Sécurité Sociale ? Sinon ne va-t-on pas vers une médecine de prévention à deux vitesses ?
6/ Nos amis de Boston Life Labs précisent que leur plateforme est pour les patients. Donc pour des gens déjà malades... Mais ne pourrait-on pas aussi utiliser tout cela pour les bien-portants ? Un système non intrusif qui enregsitre automatiquement au jour le jour les données correspondantes au signaux de santé des gens ? Si oui, ce type de prévention serait-il de nature à réduire les coûts de la santé en France ?
7/ J'adore le lapin de notre ami Rafi... et autres trucs m2m... [Pionnier de l'Internet en France et créateur du lapin Nabaztag : Rafi Haladjian. Il a récemment été beaucoup question de ce lapin plus fun qu'utile dans l'émission L'Atelier Numérique sur BFM, la radio de l'économie. Or il semblerait que ce lapin ait fait long feu, Ndlr.] Mais ne serait-il pas plus utile pour l'ensemble des Français de créer une industrie du m2m de santé ? Xavier Niel ne pourrait-il pas intégrer la tripaille du hub de Boston Life Labs dans sa box Revolution 2.0 ? Notre population vieillit... A terme il n'y aura pas assez de Français valides pour s'occuper des 3ème et 4ème âges... Il serait peut-être judicieux de créer des m2m de santé 2.0 ? Que font nos dinosaures Thalès, Dassault, et autres Safran ? Car le marché est Kolossal...
8/ M. Sarkozy a réformé notre système de retraite en quelques mois... Je le mets au défi de réformer notre système de santé dans le même temps... Car si j'en crois quelques observateurs dignes de foi (les professeurs Philippe Even, Bernard Debré dont j'ai lu les livres un peu explosifs...), notre bazar de santé aurait bien besoin d'un bon coup de peinture. Et d'un bon ravalement en profondeur. De plus, avec mon amputation, j'ai pu observer de près ledit bazar. Des médicaments qui ne servent à rien, voire qui font mourir, des professionnels qui travaillent en silo et refont plusieurs fois les mêmes analyses, des bigs pharma qui offrent des cadeaux aux médecins pour les inciter à recommander telle ou telle mixture, des officines de pharmacie, pas en reste, qui camouflent une partie de leur chiffre d'affaires grâce à des logiciels dits permissifs, des Commissions diverses et variées dans tous les coins, des économistes de santé qui rabâchent les mêmes choses depuis..., des Hautes Autorités exotiques dont les éminents membres n'ont jamais vu le moignon d'un amputé fémoral, un Conseil National de l'Ethique qui interdit aux Français de faire l'analyse de leur génome, blablabla...
9/ Il y aurait encore beaucoup de choses à dire... A force de dire que nous avons le meilleur système de santé du Monde, la meilleure Administration du Monde, les meilleurs chercheurs, ...on ne voit pas pourquoi on améliorerait ces choses, vu qu'on est les meilleurs : au top.
Un système de santé 2.0 en France ? Je n'y crois pas beaucoup, sauf si les internautes prennent leur destin en main... Mais dans ce cas, le risque d'un Hadopi de Santé ne serait pas à exclure ...
Merci à M. Billaut pour cet article magistral. (Source) Article fondateur de l'Atelier Numérique Santé ? ...
"Welcome to the French Worldwide Hub", ou comment faire des travaux pratiques en éthique médicale
Jean-Michel Billaut, élu Personnalité Numérique 2010 par l'Acsel (voir), ancien conseiller Internet auprès de Jacques Chirac (d'aucuns l'ont surnommé "le pape de l'Internet" - Billaut, pas Chirac - compliment ?) :
"Dans le temps, on faisait des Travaux Pratiques pour comprendre une matière scolaire ou universitaire théorique". Maintenant, avec Internet à haut débit, l'interactivité permettrait à l'élève ou à l'étudiant de comprendre à 90 pour cent, ce que faisaient (en moins bien ?) les travaux pratiques ou travaux dirigés d'antan.
"Welcome to the French Worldwide Hub"
Pour une éthique médicale en haut débit, version 2.0 !
Promotion du Don, termes médicaux opaques, discours universitaire ... Pensez-vous vraiment pouvoir mener une réflexion de fond sur un sujet aussi complexe que l'éthique médicale avec ce matériau 1.0 ? Le blog Ethique et transplantation d'organes, initié en mars 2005, vous donne l'interactivité manquant souvent à l'usager de la santé qui s'interroge sur ces questions. Ensemble, soyons interactifs ! Venez pratiquer l'éthique médicale, loin de la langue de bois et de la théorie pur sucre ...
Entretien avec Jean Michel Billaut, élu personnalité de l'année 2010 par l'ACSEL 2/2 from frenchweb on Vimeo.
"Dans le temps, on faisait des Travaux Pratiques pour comprendre une matière scolaire ou universitaire théorique". Maintenant, avec Internet à haut débit, l'interactivité permettrait à l'élève ou à l'étudiant de comprendre à 90 pour cent, ce que faisaient (en moins bien ?) les travaux pratiques ou travaux dirigés d'antan.
"Welcome to the French Worldwide Hub"
Pour une éthique médicale en haut débit, version 2.0 !
Promotion du Don, termes médicaux opaques, discours universitaire ... Pensez-vous vraiment pouvoir mener une réflexion de fond sur un sujet aussi complexe que l'éthique médicale avec ce matériau 1.0 ? Le blog Ethique et transplantation d'organes, initié en mars 2005, vous donne l'interactivité manquant souvent à l'usager de la santé qui s'interroge sur ces questions. Ensemble, soyons interactifs ! Venez pratiquer l'éthique médicale, loin de la langue de bois et de la théorie pur sucre ...
Entretien avec Jean Michel Billaut, élu personnalité de l'année 2010 par l'ACSEL 2/2 from frenchweb on Vimeo.
Un suivi de santé en 2.0 ? Ce n'est pas pour demain, c'est pour aujourd'hui
Pour le tensiomètre, un carnet de santé en ligne est déjà actif. Google Health se passe de décrets d'application (qui n'arrivent jamais ou qu'il faut attendre des mois, si ce n'est des années), de Livre Blanc d'hôpital. Vous voulez prendre en main votre santé ? Just do it. Voici donc le tensiomètre 2.0, qui fonctionne en liaison avec votre iPhone d'Apple.Simple frime de Geek ? Non : il ne s'agit pas d'une Freebox. L'enjeu, ici, c'est la santé publique.
Suivre sa tension et son diabète, c'est non seulement prévenir l'accident cardiaque, c'est aussi éviter l'aggravation d'une maladie chronique. Qui dit hypertension et diabète non suivis peut être amené à dire : "insuffisance rénale". Le site d'information Ligue Rein Santé insiste sur la prévention de cette dernière maladie, qui peut conduire ... à se retrouver en attente de greffe de rein, avant même d'avoir compris ce qu'il nous arrive ... Les hôpitaux publics ferment des centres de dialyse.
L'âge moyen de la population augmente, la courbe de l'hypertension, du diabète et de l'insuffisance rénale suit le même chemin. La prévention chez son médecin généraliste, à coups d'ordonnances selon la loi de la "tarification à l'acte" (faut-il ressortir de chez son médecin avec une liste de médicaments à acheter alors qu'on est dans une démarche de prévention ?) ou dans un service des urgences de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (totalement saturé), qui y croit encore ? Les élites hospitalières de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) sont à la masse : la qualité des soins est encore maintenue dans l'hôpital public aujourd'hui, disent-elles. Qu'elles n'hésitent pas à me joindre. Je me ferai un plaisir de leur fournir toute une liste de contre-exemples (affluant à mon téléphone et dans ma boîte mail, de la part d'internautes usagers de la santé mais aussi de la part de médecins, chirurgiens ...), et bien entendu je ne suis pas la seule. De nos jours, la prise en charge d'un patient lambda dans l'hôpital public relève de moins en moins de la success story et de plus en plus de la "it's the pits*" story (*c'est une galère) ... "Le système de santé public est tellement désorganisé [et sclérosé] en France que les soins reposent trop souvent sur la bienveillance" (Professeur Guy Vallancien, CHAM 2010, congrès sur l'organisation du système de santé qui s'est déroulé à l'automne 2010 à Chamonix). Trop peu de lits, petits budgets, blocs fermés faute d'infirmières ou d'autres personnels de santé ... Faute de réactivité, l'hôpital public perd des parts de marché (car la santé est devenue un marché, elle n'est plus un droit), au profit de cliniques privées, notamment pour les actes de chirurgie ambulatoire (ceux où on rentre chez soi le soir même)...
Récemment un chirurgien me parlait de ce patient amputé par erreur de la jambe (alors qu'il n'avait rien à la jambe) tout simplement parce que ... le chirurgien n'avait pas vu le patient avant d'opérer ! "Ne croyez pas qu'il s'agit là d'un cas isolé. Les chirurgiens qui ne voient plus les patients avant d'opérer sont de plus en plus nombreux ..." Moi qui pensais que l'erreur était ... administrative ... Une erreur de dossier, une infirmière qui a mal rempli un dossier (vais me faire tuer par les infirmières, déjà qu'elles sont exploitées. Leur métier : "la défonce pour un salaire minable" ?) Mais si l'erreur vient du chirurgien (qui plus que lui exerce un métier basé sur la confiance ?) ...
Le suivi de santé en 2.0, c'est pour aujourd'hui :
Tout cela donne envie de prendre sa santé en main : "Mieux vaut prévenir que guérir". Le dicton ne date pas d'hier. Just do it. En réseau avec votre médecin traitant. 12/01/2011 : interview par Jean-Michel Billaut (voir son blog) du patron de la société Withings, alors que celui-ci revenait du Consumer Electronic Show qui s'est tenu la semaine dernière à Las Vegas :
... et pas besoin de lois, de décrets d'application from Jean Michel Billaut on Vimeo.
Jean-Michel Billaut : "On est à l'aube d'une grande vague de produits de suivi de santé connecté à l'iPhone...Probablement aussi connectables à d'autres plateformes de type 'grand public'. Quels seront les autres objets qui seront 'withingsés*' ? (une analyse de sang 2.0 ? un doppler 2.0 ?... Qui sait ? Est-ce que tout cela plaît à l'intelligenstia médicale gauloise ? Pourra-t-on mettre sur pied des centres de e-soins à distance ?) (...)
Personnellement, je pense que 'la santé à la française' est encore très loin de tout cela ... Et ce sont les internautes français qui vont s'y mettre en utilisant ces outils avec la plateforme de Withings et/ou celle de Google, de Microsoft, Facebook ... Et par là, ébranler ce secteur qui, à lire les livres de Philippe Even, de Bernard Debré ("Avertissement aux malades, aux médecins, et aux élus", "La Recherche biomédicale en danger", etc..) vit en circuit fermé et en mode pyramidal. Les internautes ne sont pas comme des voitures que l'on porte au garage pour réparation ... Ce sont eux qui, en partie, vont prendre leur santé en main ...
On va certainement avec tout cela vers une médecine de prévention. (...) Et tout cas cela coûterait certainement moins cher. Avec le trou abyssal des finances de notre Sécurité Sociale ... Pourquoi donc nos énarques et autres élus n'ont-ils pas fait d'étude là-dessus ? De plus, comme on réduit la voilure des services publics de santé et autres dans les campagnes, voilà qui permettrait aux ruraux français une médecine de prévention up to date... (il paraît que les médecins traditionnels ne veulent plus excercer en ruralité - c'est trop dur)..." (Source)
* Withings est une société travaillant, avec plutôt que contre Google Health, au suivi de santé en 2.0
Mardi après-midi, je prenais le thé à Ladurée, sur les Champs-Elysées, avec une étudiante en médecine (on se soigne ...). Elle m'a parlé d'un brillant étudiant en médecine, major de sa promotion, qui a eu une proposition a priori alléchante : ses études (l'intégralité ! Chirurgien, c'est bac + 10 ou bac + 15 !!) lui seront payées par l'Etat, près de 2.000 EUR nets mensuels, à condition qu'il s'engage à s'installer comme médecin durant 10 ans au minimum ... là où l'enverra l'Etat (aucun moyen de savoir où à l'avance). Ledit étudiant, surnommé "le geek" par ses collègues, a refusé. Bien trop peur qu'on l'envoie "galérer dans une campagne pourrie", même pas reliée au réseau Internet et où il sera un "Docteur-Tout-Seul", sans collègues ni infirmières à des lieues à la ronde. Refuser des années de salaire par peur de passer 10 ans en ruralité où "c'est trop dur" ... Un suivi de santé 2.0 ? Que vous habitiez Lys - hameau situé dans les Pyrénées entre Tarbes et Lourdes -, Wimereux - petite ville près de Calais, où toute l'année souffle un vent glacial à décorner les boeufs - ou Paris, pensez-y dès aujourd'hui !
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