Scientific MOOCs follower. Author of Airpocalypse, a techno-medical thriller (Out Summer 2017)


Welcome to the digital era of biology (and to this modest blog I started in early 2005).

To cure many diseases, like cancer or cystic fibrosis, we will need to target genes (mutations, for ex.), not organs! I am convinced that the future of replacement medicine (organ transplant) is genomics (the science of the human genome). In 10 years we will be replacing (modifying) genes; not organs!


Anticipating the $100 genome era and the P4™ medicine revolution. P4 Medicine (Predictive, Personalized, Preventive, & Participatory): Catalyzing a Revolution from Reactive to Proactive Medicine.


I am an early adopter of scientific MOOCs. I've earned myself four MIT digital diplomas: 7.00x, 7.28x1, 7.28.x2 and 7QBWx. Instructor of 7.00x: Eric Lander PhD.

Upcoming books: Airpocalypse, a medical thriller (action taking place in Beijing) 2017; Jesus CRISPR Superstar, a sci-fi -- French title: La Passion du CRISPR (2018).

I love Genomics. Would you rather donate your data, or... your vital organs? Imagine all the people sharing their data...

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Don de rein de son vivant : avec Facebook, y a pas photo !

Live Kidney Donor in France: Facebook newDEAL

 

Don de rein de son vivant : Facebook va changer la donne ... Don d'organes vitaux dit "post-mortem" : Facebook ne va rien changer du tout, surtout en France où le consentement présumé au don de nos organes au moment de notre décès est inscrit dans la loi ... 

 

La France rechignait à booster l'activité de la transplantation rénale à partir de donneurs vivants ... Facebook signe un "new deal" pour le don de rein de son vivant  ... 

 

Le réseau social Facebook a lancé mardi 1er mai 2012 une initiative destinée à mettre en contact les donneurs d'organe avec les patients en attente de transplantation, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne (lire) ... En France, le don de nos organes vitaux à notre décès est présumé, il est inscrit dans la loi, le dire sur Facebook ou pas ne change rien à la chose ... C'est différent aux USA, en Allemagne, en Suisse, en Grande-Bretagne, etc. : dans ces pays, la loi prévoit le consentement explicite au don d'organe : il faut faire une démarche administrative pour consentir au don de ses organes ... On voit donc bien l'intérêt de Facebook dans ces pays : être un facilitateur de consentement explicite ... Mais en France, se déclarer donneur d'organes sur Facebook n'a aucune valeur légale ... Passons à présent à une question bien plus intéressante : s'intéresse-t-on ici au don d'organes dit "post-mortem" ou au don de rein de son vivant ? C'est là tout l'intérêt de la démarche de Facebook, mais à mon avis cela échappe largement au grand public ... Voici la chose : le don d'organes dit post-mortem consiste à prélever des organes sur un patient en coma dépassé ... ou "mort encéphalique" ... et là, c'est le corps médical qui a tout pouvoir : c'est lui qui décide du diagnostic de "mort encéphalique" - un constat de décès anticipé sur le plan légal, permettant le prélèvement des organes vitaux d'un patient en coma dépassé, donc mourant ... Que vous soyez "donneur" ou pas ne change rien à l'affaire ... "On" réclamera vos organes à vos proches si vous vous retrouvez en coma dépassé, et on fera tout pour qu'ils acceptent ce "don" ou "sacrifice" (je coche la deuxième case car cela fait 10 ans que je suis en contact avec des familles confrontées à la question du "don" d'organes) ... Le "on", c'est le corps médical ; ce n'est pas Facebook ... En revanche, pour ce qui est de se porter volontaire pour donner un rein de son vivant, cette bonne vieille face de bouc peut radicalement changer la donne en France, où le don de rein de son vivant est très peu développé : les chirurgiens préfèrent prélever les organes vitaux d'un mourant, qui ne viendra pas se plaindre après l'opération ... C'est plus cool vis-à-vis des assureurs ... Ils font donc pression sur les législateurs depuis les années 1982 (c'est là qu'on a commencé à investir dans la transplantation, avec l'arrivée de médicaments antirejet plus performants) ... afin que la loi favorise le don d'organes dit "post-mortem" ... 

 

Plus de 90 % des organes greffés en France proviennent de mourants ("mort encéphalique", c'est-à-dire coma dépassé) ; 10 % à peine proviennent de donneurs vivants (une mère donnant un rein à son enfant, un frère donnant un rein à sa sœur, etc.) ... A mon avis notre chère bonne vieille face de bouc va changer la donne ... Les gens motivés pour donner un rein à leur proche en insuffisance rénale et inscrit sur une liste d'attente pour une transplantation (le rein est l'organe le plus demandé au monde) vont se signaler sur Facebook ... Des groupes sociaux vont s'y créer, regroupant les éventuels donneurs de rein (vivants), afin d'effectuer sur toute l'Europe ce que l'on appelle des dons croisés : si vous voulez donner un rein à un proche mais n'êtes pas compatible, votre rein sera tout de même donné, mais à quelqu'un d'autre : au proche d'un autre donneur, qui lui non plus n'était pas compatible avec le proche à qui il voulait initialement donner son rein, mais il s'avère qu'il l'est pour votre proche qui attend un rein ... Vous voyez un peu l'intérêt des réseaux sociaux comme Facebook pour ce genre de recrutement ... au niveau français dans un premier temps ... mais à mon avis dans un second temps au niveau de l'Europe ...

 

La logistique du don croisé est certes lourde (l'opération des deux couples donneur-receveur devant démarrer en même temps) ... Facebook va néanmoins booster les bonnes volontés et performances logistiques dans le domaine ... car le besoin existe : en 2010, plus des deux tiers des 15.000 malades en attente de greffe attendaient ... un rein ... Deux ans après, les 15.000 sont bien plus nombreux ... et toujours une majorité écrasante en attente de rein ... Rappelons que la greffe rénale économise à la Sécu en moyenne 10 années de dialyse par patient transplanté ... Le rein provenant d'un donneur vivant a une durée de vie de 20 à 30 ans voire plus, en comparaison de celui provenant d'un donneur en "mort encéphalique" ayant une durée de vie moyenne de 10 ans ...

 

Don de rein de son vivant ? Avec Facebook, y a pas photo ...

EMI, court métrage 3D

Égaré dans un monde onirique, un père tente de sauver sa fille.

Voir le court-métrage

J'ai pas tout compris à 100% mais ... Y a un chat qui ressemble au Chat du Rabbin (une âme ?) et un cadeau (un cœur ?) ... d'un père pour sa fille malade ... Le père va mourir et donne un organe à sa fille ... son cœur ?

Apparemment le père et la fille ont eu un accident de voiture ... Une vie est prise par la Mort ; une vie est sauvée par le Père ...

Bien plus subtil (et riche de sens) que les habituels films de propagande pour le don d'organes ... lourdingues et/ou moralisateurs ... et totalement in-artistiques voir sinistres ou cyniques ...  Celui-ci n'est pas inintéressant ... cela demande à être creusé ... A mon avis c'est un film d'un nouveau genre ... Je pense qu'on en verra de plus en plus, des comme celui-ci ... sur Facebook ...

Pour rappel : le don d'organes dit post-mortem est anonyme, c'est la loi ... Le père donnant son cœur à sa fille, voilà un impossible scénario ... si ce n'est impossible du moins hautement improbable ... D'autre part, il est peu probable qu'on greffe le cœur d'un adulte chez un enfant (lire) ... car la cage thoracique de l'enfant est trop petite pour le cœur d'un adulte ... Le plus souvent, c'est le scénario inverse qui se produit : le cœur d'un enfant est greffé chez un adulte ... Je suppose qu'il faut voir un symbole dans le lien de parenté présenté dans le court-métrage ... ce symbole est : la continuité de la vie, le passage d'une génération à une autre, d'une vie à une autre ... Une vie qui s'arrête, une vie qui commence ... "Meurs et deviens" de Nietzsche ... Bon mais me voilà dans la philo ... et la philo, ce n'est ni la vie, ni la mort ... Mieux vaut donc rester sur les images de ce court-métrage ... Je vote pour le Chat du Rabbin ;-)

Message de Marc Fiorentino à François Hollande ...

"L’Allemagne c'est bien ..." (fichier son 07/05/2012, BFM)


Organisation innovante de notre système de santé : top départ !

Voici le fruit de quelques mois d'enquête sur l'organisation de notre système de santé français, par le Président Fondateur de l'Atelier Numérique BNP Paribas ... Et voici aussi quelques éléments de réponse quant à la question - ô combien délicate - de savoir comment "dégraisser le mammouth" administratif et procédurier dans le domaine de la santé ... pour ne rien dire d'autres domaines où un bon coup de ménage printanier sur l'organisation en silos (éducation, justice) ne serait pas inutile pour que nos impôts servent réellement à construire un monde meilleur, et non à alimenter des lobbies financiers tirant la croissance du pays (économique et humaine) vers le bas ...

==> "Connaissez-vous Denis Granger from Paris ? entrepatients.net : patients et personnels de santé sur une même plateforme ? trop fort ..." (Source : Billautshow)


 

"Qu'est-ce que vous faisiez avec Steve Jobs ?!"

Cette question posée par des Mandarins 1.0 (si si ils existent encore), sur un ton un brin arrogant et massivement incrédule (je ne suis qu'une femme, qui plus est pas ingénieur du tout), je l'ai entendue plus d'une fois ... Ils sont manifestement peu au courant (et fort indifférents) en ce qui concerne les méthodes de travail et autres questions de management chez Apple, dommage ... Voici donc un petit e-billet doux à leur attention ... Puis-je me permettre de leur conseiller la lecture du livre : "Inside Apple : Dans les coulisses de l'entreprise la plus secrète au monde" ... livre dont, pour ma part, j'achève tout juste la lecture ...

Très bon livre ... A mon avis, les Mandarins 1.0 et autres chefs d'entreprise gaulois 1.0 (si si, il y en a encore) devraient le lire de toute urgence, et s'en inspirer ...

Apple constitue une exception dans son mode de fonctionnement, si l'on considère que cette société est au cœur de la Silicon Valley ... où le mode de vie est le partage, l'open source à tout instant ... Pour autant, Apple qui cloisonne tout et tout le temps selon la loi de la géométrie variable ne fonctionne pas en modèle de hiérarchie pyramidale 1.0 (le chef-chef a l'info et a donc le pouvoir ; les autres pas) puisqu'un non-chef peut y être au courant de choses dont son chef n'est lui-même pas au courant du tout ... Chacun doit être excellent dans son domaine ... pas de polyvalence ... En France, quand quelqu'un est excellent dans son domaine, il a aussitôt la pression pour devenir Manager (chef) de ceux qui font la même chose moins bien que lui ... Du coup il ne peut plus continuer à faire ce qu'il fait le mieux, il ne fait plus que du management, plus ou moins bien ... Cette promotion rime parfois (trop souvent ?) avec frustration chez les cadres intermédiaires dans les grands groupes multinationaux ... Or en France on valorise +++ cette ascension forcée, comme signe extérieur de réussite, et de promotion professionnelle ... Chez Apple, rien de tout cela ... Pas de promotion fausse-barbe (je ne dis pas que c'est toujours une fausse barbe, mais enfin, ceux qui connaissent les grands groupes comprennent de quoi je cause) ... Vous êtes excellent et avez été recruté ... parce que vous êtes excellent ... On vous demande juste (pas simple !) de continuer à l'être, dans votre domaine ... Pas de promotion, car vous êtes déjà au top en entrant chez Apple ... En revanche vous risquez d'être rétrogradé (poussé vers la porte) si votre bonne étoile de l'excellence vous quitte ... Chez Apple, la cafétéria est payante (et c'est pas donné) pour tous les employés ... alors que dans les autres boîtes de la Silicon Valley, typiquement, elle est gratuite ... et à volonté ... Je pense à Google par exemple, qui met à la disposition de ses employés babyfoot et autres (multiples) agréments, toujours sans dépenser un sou et à discrétion ... Il fait bon travailler dans ces boîtes de la Silicon Valley, pas de management à la papa avec le chef-chef qui a l'info donc le pouvoir ... Tout le monde a l'info donc tout le monde a le pouvoir ... Rien de tout cela chez Apple ... 

Pour autant ce n'est pas toujours le chef-chef qui a l'info (donc le pouvoir) ... cela peut être quelqu'un de l'équipe, qui va être convoqué à une réunion, dont son chef n'est même pas au courant et à laquelle il n'est pas convié puisqu'il doit tout ignorer de ce projet ... Si vous êtes convoqué à une réunion mais ne pouvez y aller, ce n'est pas votre chef qui ira à votre place. C'est vous, et personne d'autre ... Donc à moins d'être en phase terminale d'une maladie grave ... Si en réunion on mentionne un problème dans une usine en Chine, vous partez illico en Chine (sans passer chez vous prendre une valise) et n'attendez même pas la fin de la phrase de celui qui a parlé ... Vous croyez que j'exagère ? A peine ... Chez Apple, l'ambiance est tout sauf cool, les cloisons changent de place chaque jour, et les codes d'accès - les badges des employés leur permettant d'accéder à des bureaux, salles de réunion etc. - sont changés en temps réel ... 

Il se trouve donc qu'en tant que scénariste, j'ai interagi avec l'ancien patron d'Apple, greffé du foie ... et décédé il y a quelques mois ... sans que grand monde soit au courant ... La suite ? Sur vos écrans (de cinéma) ...

Un dernier élément mentionné dans ce livre : il faut être un peu teigneux (et génial) pour réussir à Apple ... Là encore, franche différence avec les autres boîtes de la Silicon Valley, où il est tout de même rare que l'on pousse quelqu'un qui défend son excellent-projet un peu trop gentiment vers la sortie, justement parce qu'il n'a pas défendu ledit excellent-projet avec teigne, hargne et poigne ...

Vous savez quoi ? Je trouve qu'ils devraient m'embaucher, chez Apple ;-)

La Grande Braderie des Stents

Marché de l'insuffisance cardiaque : où l'on découvre que l'action des "stents" est en baisse, tandis que celle de la micro-turbine à débit continu pour assister un cœur défaillant en remplacement de la transplantation cardiaque est en hausse ...

On met des stents (ces petits ressorts pour tenir les artères en cas d'obstruction ou d'affaissement des parois) à tour de bras en cas de maladie des artères et autres problèmes d'insuffisance cardiaque parce que les "labos" fabricants des stents ont des sous +++ pour faire le marketing ... le souci c'est que les stents conduisent à l'insuffisance cardiaque à bas bruit ... Mais on ne dit pas à ces patients d'aller voir un chirurgien cardiaque ... on les opère (en "cardio ville", souvent, c'est-à-dire que le "on" est souvent un cardiologue libéral) avec juste une petite incision (moins effrayant que de la grosse chirurgie) ... et on ne leur explique pas que le stent n'est pas la panacée... Les cardiologues gardent les malades en insuffisance cardiaque car pour eux c'est mieux qu'un livret A comme rendement (une petite pilule par ci, un stent par là) et ne les envoient surtout pas chez le chirurgien cardiaque ... ou alors si, mais quand c'est trop tard ... Il existe des cardiologues en France et aux USA qui n'hésitent pas à implanter plus de 15 stents chez un même patient ! 

Dans cette présentation datant de fin 2004, le Professeur Daniel Loisance (qui alors dirigeait le service de chirurgie cardia-thoracique à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil), membre sénior de l'Académie Nationale de Médecine, parle d'une micro-turbine à débit continu pour assister un cœur ... défaillant ... en remplacement de la transplantation cardiaque ... et tente de mobiliser l'esprit d'entreprise des équipes d'engineering biomedical ... il parle même d'une "révolution" ... "Est-on prêts ?" demande-t-il en 2004. Réponse (en 2012) : heuh ... Les stents sont un très gros marché ... Vous et moi connaissons, comme tout le monde, des gens jeunes (la quarantaine ou cinquantaine) chez qui on implante des stents en leur disant : "Voilà, maintenant, vous êtes tranquille" ... Il ne vient pas à l'esprit de ces gens de consulter un chirurgien cardiaque ... Parlons aussi de la concurrence entre la micro-turbine pour assister un cœur défaillant en remplacement de la transplantation ("mechanical circulatory support") et la transplantation cardiaque - ce qui fait que le développement de ces sortes de micro-circuits intégrés (aujourd'hui opérationnels) a été freiné ... et l'est encore ... le public n'est pas informé ...

Un chirurgien éminent m'avait expliqué cela en 2004 ... et en 2009 ... Depuis la situation a-t-elle changé ? Heuh ... non, je l'ai revu il y a deux semaines, ledit chirurgien éminent ... RIEN n'a changé ... enfin, d'après ce que j'ai compris ... J'invite les financiers professionnels (Boursorama, BNP, etc.) à se pencher sur cette micro-turbine ...

En hommage à Théo Angelopoulos

Je recherche dans mon fouillis (mes archives 1.0) des carnets de poésie que j'avais écrits à 20 ans ... pour un usage 2.0 bien précis ... Dans ledit fouillis, je retrouve ce fax du cinéaste grec Théo Angelopoulos, qui avait eu la palme d'or à Cannes pour son film "L'éternité et un jour" ... J'avais beaucoup aimé son film précédent, "Le Regard d'Ulysse", sur lequel j'avais écrit des petits essais en tant qu'étudiante en cinéma à la fac de Nanterre ... j'avais alors 27 ans ... et trouvais l'acteur Harvey Keitel troublant - l'acteur principal du "Regard d'Ulysse" ; on a pu le voir aussi dans "La leçon de piano" de la cinéaste Jane Campion, 1993, et dans "Blue in the Face" en 1995 ... Je me rappelle qu'à l'époque, mes profs de ciné à la fac de Nanterre m'avaient conseillé d'envoyer lesdits essais à Théo ... ce que j'ai fini par faire ... en 1998 ... Il m'avait alors répondu par fax (lire) ... et puis on s'était vus l'année suivante je crois ... Ce cinéaste grec parlait très bien le français ... puisqu'il avait fait ses études de cinéma en France ...

Je voudrais lui rendre hommage parce qu'il est mort fin janvier 2012, à l'âge de 76 ans ... Il souffrait d'un cancer mais c'est un stupide accident de route l'impliquant en tant que piéton qui l'a fait passer de vie à trépas ... Il avait un projet de film en cours ... J'espère qu'à son âge (si le Dieu 2.0 me prête vie), j'aurai, comme lui, "un projet de film en cours" ... Pour le moment j'ai trois scénarios en cours (aucun pour le cinéma français) ... et on me réclame déjà une suite pour l'un d'entre eux ... I guess the show must go on ...

... but I guess the future will be pretty much different from what can be seen here ... hence, art will be different too ...
 
 

L'innovation en santé : la France aussi ? ...

 Des SAP, Oracle, Google, et autres sociétés d'informatique pour s'occuper entre autres de l'e-santé (systèmes d'information en santé, santé et numérique) en France ? Ce n'est pas pour tout de suite ... mais peut-être n'est-ce pas non plus impossible. C'est la réponse de Normand que fait l'ancien DG allemand de Hewlett-Packard, Leo Apotheker ... Où l'on apprend que même en matière d'e-santé, l’État ne peut se substituer à l'entreprise privée ... et l'entreprise privée ne doit pas demander à l’État de se substituer à elle ... Il faudrait donc créer un cadre qui permette de créer ... Pour autant, est-ce possible de créer un cadre qui permette de créer, puisque créer, c'est sortir du cadre ? ... Comment faire pour que la France ne récupère pas que les miettes du marché de l'informatique en santé - ce grand marché concernant le patient, les établissements de soins publics et privés, les libéraux, et pouvant donc générer de la croissance économique en plus du bien-être, de la santé et de la prévention ?

Léo Apotheker, ancien directeur général de Hewlett-Packard et de la société SAP (allemande) était interviewé ce 04/05/2012 dans l'émission du 12-15 chez Hedwige Chevrillon, sur BFM, la radio de l'économie.
=> Écouter l'interview (fichier son). Source : BFM.


Le sujet de cette interview est l'innovation. Pourquoi les Facebook, Microsoft et autres Apple, Google réussissent à voir le jour et à prospérer (au-delà de toute espérance) aux USA, mais pas en France ? Pis : les talents français sont embauchés en Californie, ou en Chine, voire en Inde (je pense aux ingénieurs en image 3D qui partent à Mumbai après avoir fait leur école d'ingénieur en France) ... Les bonnes idées françaises vont faire fortune à l'étranger ... Comment cela se fait-il ? Alors que Facebook s'introduit en bourse, qu'est-ce qui manque pour qu'il y ait un Facebook en France ? Selon l'Allemand Leo Apotheker - ce dernier mot signifie pharmacien en allemand, les USA ont le talent de créer des plateformes pour des besoins pas encore découverts ... Pour avoir ne serait-ce qu'un dixième de Facebook en France (ce qui serait déjà bien !), il faudrait qu'on ait une innovation plus pragmatique ... et qu'on s'oriente vers le besoin futur d'un consommateur ou d'une entreprise et non pas que vers la recherche ... Le positionnement aussi est important ... vers l'industrie par exemple ...  d'ailleurs on ne peut couper la recherche de son application pratique qui est l'industrie. Siemens l'a bien compris ... Cette entreprise d'imagerie médicale allemande est installée depuis plus de 10 ans en Chine, pour partir à la conquête du marché de la santé chinois ... Il était hors de question de faire la R&D (recherches) en Allemagne et l'application du projet (son industrialisation) en Chine ... Les deux volets (R&D et industrialisation) devaient être réunis (voir).

Les sociétés comme Accenture dans le domaine de l'High Tech (IT) et du conseil en développement High Tech (IT) ne sont pas très françaises car elles sont bien positionnées dans le secteur de l'industrie ... Les sociétés de service françaises (SSII ) sont typiquement mal positionnées (hélas) dans ce secteur ... Dans les faits, on est souvent patron d'un grand groupe sans faire de l'innovation en France ... Pourtant, les bons élèves de l'innovation dans un grand groupe existent en France : Dassault Systèmes (une branche de cette société est active dans le domaine de la santé) a atteint le niveau du leadership mondial ... SAP aussi est leader mondial dans son secteur ... Mais de telles entreprises sont encore très rares ... "Pour vraiment créer une industrie qui est porteuse, il faut avoir quelques géants, ainsi qu'un échantillonnage important de sociétés bien portantes, pour pouvoir tirer de génération en génération de nouvelles entreprises", dixit Léo. Pourquoi n'avons-nous pas de Mark Zuckerberg chez nous, demande Hedwige ? "Les capital riskers gaulois sont frileux" ... disons quasi absents du paysage pour être plus proche des réalités - malgré de nombreux effets d'annonce de leur part, relayés par les médias jour après jour ... cela s'appelle désinformer ... mais pour pouvoir désinformer, il faut que le public soit consentant, ce qui est donc le cas ... Avec peu d'argent, la réussite française (nous avons de bons ingénieurs, même d'excellents) file à l'étranger ... vers des capital riskers plus accueillants ... Manque d'argent, manque de capitaux, saupoudrage : voilà qui ne va pas paver le chemin français du succès (industriel et/ou informatique) ... Nous n'avons pas de bourse comme le NASDAQ, rappelle Léo ... Comme il n'y a pas de bourse française, il n'y a pas non plus d'analyste ... Donc tout le secteur n'est pas vraiment bien compris ... Mon cousin est financier à NY ... son job consiste à repérer les entreprises qui font de la croissance ou celles à très fort potentiel ... pour attirer les investisseurs et autres capital riskers ... A entendre Léo, je comprends que mon cousin serait au chômage en France ... Je comprends aussi l'importance du Billautshow, qui permet aux petits entrepreneurs et autres start-up gauloises de gagner en visibilité, puisqu'il ne faut pas compter sur les banques et autres capital riskers malgré les effets d'annonce ... En France nous avons d'excellents ingénieurs qui exploitent des brevets financés par l’État - donc nous avons beaucoup d'innovation - mais on ne parvient pas à développer cela au-delà d'entreprises qui sont vraiment petites ... 5 ou 6 ou 10 millions d'Euros de chiffre d'affaires ... Ces petites entreprises sont revendues à ce moment-là car elles doivent récupérer un peu de capital. En clair : nous sommes devenus un vivier de développement pas cher et très performant pour des grands groupes d'informatique mondiaux ... Un vivier de développement bon marché pour des pays comme les USA, cela est vrai depuis le début des années 2000 au moins ... mais voici aussi venir ... l'Inde et la Chine ... à mon avis, vu ce qu'il s'y passe et ce que j'y entends sur la France ... Il nous faudrait donc des entrepreneurs plus courageux, des capitaux plus entreprenants, dixit Léo ... Sans la présence de capital riskers qui jouent leur rôle - ce qui n'est pas franchement le cas à l'heure actuelle - ces petites entreprises se vendent à des grands groupes dès qu'elles atteignent un certain seuil et n'ont donc aucune chance de se développer ... tout en conservant leur talent en innovation ... car les grands groupes qui les rachètent ne font pas toujours de l'innovation, loin de là ... d'où le problème ...

On peut rappeler que Business Objects a pu se développer jusqu'à son entrée en bourse à Wall Street (en collaboration avec SAP) - sans devoir être "gobée" par un grand groupe -, mais premièrement cela fait déjà un paquet d'années, deuxièmement de tels exemples sont rares, et troisièmement il faut penser "global" car une entreprise française doit s'allier avec d'autres (européennes) - l'union (européenne) faisant la force - pour réussir un tel parcours qui n'est tout de même pas rien : il s'agit bien de réussir à entrer en bourse sur le marché américain, donc mondial ...... Ce principe d'union peine à recueillir les suffrages des patrons français, dixit Léo ... Ils restent donc dans leur coin ... et se font racheter avant d'avoir pu entrer en bourse ... et adieu l'innovation gauloise ...

Des SAP, Oracle, Google, et autres sociétés d'informatique (IT) en France ? Ce n'est pas impossible, car les nouvelles technologies vont tellement vite que rien ne nous dit que dans 7 ou 8 ans, Facebook aura autant le vent en poupe ... L’Allemagne compte 15.000 PME de taille intermédiaire (le fameux Mittelstand, rappelle Léo). L'innovation pratique est le cœur de métier de ces entreprises ... En Allemagne, l’État est là pour assurer une coopération forte entre les laboratoires de recherches, les PME et les grands groupes, mais on n'attend pas tout de l’État, rappelle Léo ... une énigme pour le Gaulois régalien qui, lui, attend précisément tout de l’État ... En Allemagne il y a beaucoup de recherche privée, ainsi qu'un système de transfert de technologies qui marche bien. Mais ce qui fait la différence, d'après Léo, c'est le coopératif. On est capable de s'organiser en groupe ... Je vois tout de suite un exemple concret des propos de Léo ... Les entreprises allemandes visant le marché Chinois y partent et s'y installent groupées, tandis que les petits entrepreneurs français qui s'y risquent font cavalier seul ... Je l'ai vu, et cela a été dit aussi dans Chine Hebdo, l'émission hebdomadaire sur la Chine (BFM, chaque samedi) ... La mutualisation et le partage du vrai savoir, cela ne serait pas trop dans les gènes gaulois ? A voir ... car les nouvelles générations sont plus habituées à communiquer et à travailler en réseau ... Pour ce qui est des médecins, le milieu est encore très très très corporatiste (j'insiste) ... Néanmoins les ruptures technologiques que nous traversons redessinent les cartes du secteur de l'IT (informatique) ... et on voit mal comment la santé y échapperait, à ces ruptures technologiques ... Léo prévoit que les ruptures technologiques vont aller en s'accélérant. Au lieu d'en avoir une tous les dix ans, elles auront lieu tous les deux ou trois ans ... voire moins ... Le cloud computing, la mobilité (téléphonie mobile), la consommation de l'information en temps réel, les objets connectés à l'Internet ... vont devenir vraiment très très nombreux et très très divers ... touchant tous les secteurs, j'insiste, tous les secteurs ... donc celui de la santé aussi ... eh oui ... Un grid ou réseau électrique va se créer, utilisant l'intelligence d'objets connectés ... si bien que dans 4 à 5 ans, on vivra dans un univers radicalement différent ... Les grands groupes tels que nous les connaissons aujourd'hui devront s'adapter, ou être en difficulté ... Le discours de Léo me parle car je vais souvent en Asie et aux USA ... où l'on peut déjà voir ce qu'il faut bien appeler ... cette tendance lourde qui se dessine ... mais franchement, le Gaulois lambda (y compris le chef d'entreprise lambda) ne voit pas venir tout cela, pas du tout de chez pas du tout ... et si on a le malheur d'évoquer ces éléments patiemment expliqués et exposés par Léo, on se fait traiter de "pingouin transhumaniste" ou autre illuminé bon pour l'asile ... Un grand groupe d'IT qui rate deux innovations à la suite est en grande difficulté, rappelle Léo ... Les réseaux sociaux interagissent déjà avec des grands groupes ; il semble difficile que le monde de la santé reste épargné par toutes ces évolutions ... Pourtant, personne, dans le domaine, ne parle de cela plus que de la corde du pendu ... au mieux quelque chef de service hospitalier reconnaît les faits du bout des lèvres ... "Qu'est-ce que cela va changer, selon vous, dans vos habitudes de travail ?" Heuh ... est souvent la réponse que j'obtiens, tandis que je sens un regard appuyé façon "mais de quoi se mêle-t-elle, celle-là ?" En même temps, quand on voit le programme de congrès à venir dans le domaine des systèmes d'information en santé, il y est clamé que "Demain se prépare aujourd'hui" ... Encore un bel effet d'annonce gaulois ...Pourtant, il faudra bien ... à moins de récupérer (au prix fort, économique et humain) les miettes du marché de l'informatique en santé (ou e-santé) ...

Selon Léo, dans ce monde de demain, il n'y aura plus de corrélation directe entre le nombre de personnes qui travaillent ensemble, le chiffre d'affaires et la marge ... La France va-t-elle se transformer en une sorte de super centre de recherches (R&D) pour les entreprises, tandis que l'industrie correspondant à ces recherches sera développée en territoire étranger, où la main d’œuvre est moins chère ? Léo ne voit pas comment. Un pays qui perd sa base industrielle, comme la France, finira par perdre sa base de R&D (recherches). La recherche est liée à l'industrie, les deux doivent communiquer de manière assez proche. Comment faire en sorte que l'industrie française génère de l'innovation ? L'innovation ne se décrète pas, l’État n'a pas le pouvoir de la stimuler ... mais on peut créer un environnement favorable à l'innovation ... A entendre Léo, ce serait le cas en Allemagne ; pas en France ... Sans bons techniciens et apprentis (l'Allemagne permet à ses apprentis d'apprendre en entreprise), on ne fait pas non plus de bonnes recherches (R&D) ... L’État ne peut se substituer à l'entreprise privée ... et l'entreprise privée ne doit pas demander à l’État de se substituer à elle ... Il faudrait donc créer un cadre qui permette de créer ... Pour autant, est-ce possible de créer un cadre qui permette de créer, puisque créer, c'est sortir du cadre ? ...

Mon métier ...

... c'est d'écrire des émotions, de toutes sortes ... pour le cinéma très très grand public ... donc en langue anglo-saxonne ... Mais souvent j'écris la même histoire en français avant d'en faire une traduction-adaptation en anglais ... Passionnée de traduction littéraire - ai étudié tous ces sujets à la Sorbonne et autres facs durant des années, en anglais et en allemand - j'aime avant tout embarquer le public dans "mon univers" ... car souvent les histoires que j'écris ne m'appartiennent pas, elles proviennent toutes d'autres pays, il me faut les habiller d'un univers insolite, décalé, explosif, etc. Pour une fois, je travaille en ce moment sur une histoire où ma co-scénariste, c'est ...moi ... plus jeune ... il y a 20 ans ... Une autre histoire pour Tim Burton ? Possible, je ne sais pas encore ... Celle-là je la fais en français ... et en anglais, comme d'habitude ... C'est l'histoire d'une "Princesse", aussi insolite que celle interprétée par Al.Hy dans "The Voice" samedi dernier, lorsqu'elle a chanté "Wuthering Heights" de Kate Bush ... Bravo Al.Hy, vous êtes irrésistible ... Jenifer a raison, vous nous avez bel et bien embarqués dans votre univers ...


Organiser le don d'organes et les alternatives au don d'organes

"Le réseau social Facebook a lancé mardi une initiative destinée à mettre en contact les donneurs organes avec les patients en attente de transplantation, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne" (lire). 

 

Où l'on découvre qu'avant même d'être en faveur du don d'organes, Steve Jobs, le défunt patron d'Apple, s'est positionné en faveur de l'innovation en santé ...

 

Organiser le don d'organes avec les outils modernes, quoi de plus normal ? En plus la petite amie du patron de Facebook, ancien voisin de Steve Jobs, est étudiante en médecine ... Elle est confrontée à de jeunes enfants mourants, qui pourraient gagner quelques années de vie avec une greffe d'organes. Steve Jobs était très reconnaissant envers le jeune homme qui allait mourir dans un accident de voiture et qui lui a fait "don" de son foie en mars 2009 ... Le don d'organes entre vivants donne lieu à un "bio-trafic" : un trafic d'organes mondial ... Facebook espère lutter contre ce "bio-trafic" et favoriser les dons de rein provenant de donneurs vivants "sincères", c'est-à-dire non exploités ... L'idée est donc juste, équitable ... Il y aura sans doute des dérives, car là où il y a l'homme il y a de l'hommerie, avec ou sans la technique du numérique ... Steve Jobs avait été très choqué de voir ces jeunes Chinois vendant leur rein dans des conditions sanitaires épouvantables, pour s'acheter un iPad et un iBook ... Je me rappelle m'être copieusement fait avoiner la tronche par lui à ce sujet, comme si j'y pouvais quelque chose ... Dans la panique, mon naturel gaffeur XXL était revenu au galop, et j'avais répondu qu'à mon avis, on n'entendait parler que de ceux dont les parents avaient prévenu la police (la maman de ce garçon avait appelé les flics pour protester et porter plainte, vu que son fils vendeur de rein se mourait d'une infection post-op) ... ce qui ne devait être le cas que dans une infime minorité de cas ... Oopsie ... Mon interlocuteur végétarien strict et maniaque du macrobiotique n'avait pas apprécié ... A en juger par sa réaction, j'aurais annoncé que j'allais ouvrir une chaîne de hamburgers à côté de chez lui, cela n'aurait pas été pire ... Steve Jobs prenait le trafic d'organes en Chine comme une offense personnelle (surtout quand les produits Apple rentraient dans le tableau), et je sais que lui et Mark Zuckerberg avaient parlé, en voisins, du rôle que Facebook pourrait jouer à l'avenir pour "limiter la casse" (le trafic d'organes) ... en organisant mieux le don de rein de son vivant ... Pour le don d'organes dit "post-mortem", je ne sais pas si l'initiative de Facebook va faire une différence ... car en la matière, ce sont, au bout du compte, les médecins qui gardent le pouvoir de la mort (établir un diagnostic de mort légale permettant de prélever des organes vitaux) ... ainsi que le pouvoir d'approcher les familles confrontées à la question du don d'organes ... afin d'essayer de recueillir leur consentement à ce "sacrifice" appelé "don" ... Les soignants impliqués sont formés, tout est orchestré pour réussir à avoir des organes, la pression est énorme (je suis en contact avec des soignants qui travaillent dans ce domaine entre autres, depuis plus de 12 ans) ...

L'autre volet des petites conversations entre Jobs et Zuckerberg concernait la nécessité d'organiser au plus vite et au mieux l'émergence d'alternatives au don d'organes ... Car Jobs, déjà très malade, soupçonnait qu'il allait mourir alors qu'on répète sur tous les tons depuis des décennies que la transplantation guérit, efface la maladie, telle "un miracle". Il y a deux poids deux mesures. 

 

1. Le discours public, qui sur-vend la transplantation pour avoir le plus possible de "dons" - eh non, la transplantation ne guérit pas, elle prolonge la maladie, permet dans le meilleur des cas de donner des années à la vie et plus ou moins de vie aux années ... car il arrive que le traitement immunosuppresseur déclenche ou fasse revenir au grand galop (dans le cas de Steve Jobs) un cancer méchant de chez méchant ...

 

2. Les réalités médicales, bien connues des blouses blanches. "A transplant is not a cure" ...  Et cette autre réalité : un rein provenant d'un donneur "vivant" a une durée de vie bien plus longue qu'un rein provenant d'un patient en "mort encéphalique" ... Pourtant, le don de rein de son vivant reste chose rare en France, où seuls 9% des "greffons" rénaux transplantés proviennent de donneurs vivants. Le rein est l'organe le plus demandé au monde ...

 

 "Le monde change, dirait-on" (Jean-Michel Billaut, Facebook, 01/05/2012)

 

C'est à l'apogée de sa maladie (après sa greffe hépatique) que Steve Jobs a découvert combien le monde médical était en réalité peu innovant, figé dans son organisation cloisonnée - une armée de top-spécialistes ne communiquant pas entre eux, du coup son épouse tentait elle-même d'orchestrer l'activité de ces spécialistes ... en les invitant à se réunir chez elle - et que des lobbies financiers (notamment ceux des médicaments immunosuppresseurs), très bien organisés, avaient profité du conservatisme ambiant de l'ère Bush (père et fils) pour freiner les recherches d'alternatives au don d'organes (médecine régénératrice, imprimantes d'organes 3D, etc.) ... Je ne vais pas vous mentir : cela ne lui a pas plu du tout, et il a été très très déçu ... Son fils fait des études de médecine et devinez dans quel domaine il travaille : celui des alternatives à la transplantation d'organes ... la génomique (interdite en France) ... Ce n'est donc pas par hasard si l'on voit émerger aux conférences TED, ces conférences américaines dotées d'une aura de prestige et d'excellence dans le monde entier, et ailleurs sur le net, un sujet qui aurait été furieusement tabou il y a un an à peine : celui de la désorganisation du système de santé, reconnue à la Harvard Medical School (lire) ... doublée d'une certaine arrogance de la part de Mandarins 1.0 (si si, ils existent toujours, quoi qu'on en dise) qui contrarient l'innovation ... Cela fait plus de 10 ans que j'essaie de promouvoir l'innovation médicale en tant que citoyen journaliste à mes heures de loisir ... Les mots me manquent pour résumer le mépris, voire la haine que me portent certains mandarins 1.0 et institutionnels 1.0 gaulois et ... (ô surprise) certaines associations de patients dont les comités scientifiques ont des intérêts financiers qui ne sont pas franchement du côté de l'innovation ... Combien de fois, en plus de 10 ans, ai-je dû partir de congrès médicaux en courant ... J'ai même eu le droit à un : "Vous savez que je peux vous faire virer ?" émanant du chef de service de neuro-réanimation chirurgicale, le Professeur Louis Puybasset, au Groupe Hospitalier de la Pitié Salpêtrière ... et encore avant cela, j'ai eu droit à une baffe envoyée par le Professeur Christian Cabrol, pionnier de la greffe cardiaque en Europe, qui ne se rappelle même pas de ladite baffe m'ayant tout de même pété le tympan ... Mon ancien patron chirurgien à Intuitive Surgical Europe était choqué et m'avait conseillé de porter plainte. Motif de ladite baffe début 2005 : j'avais émis une critique de la notion scientifique de "mort encéphalique", faisant remarquer que bien des chirurgiens considèrent qu'il convient de reconnaître que le potentiel donneur d'organes dit "décédé" est en réalité en "coma dépassé", ce qui n'est pas tout à fait la même chose ... La "mort encéphalique" n'est pas bordée à 100% sur le plan scientifique, cela fait débat outre-atlantique mais c'est top secret ou presque en France ... L'aimable Mandarin 1.0 baffeur m'avait interdit de parler de la chose en mars 2005 ... J'ai donc commencé un blog sur le sujet ... en mars 2005 ... 

 

Pousser l'innovation n'est donc pas chose inutile, s'il y a quelqu'un de bien placé pour le savoir, c'est - ou plutôt c'était - Steve Jobs ... A suivre ...